En Suède, un nouveau recensement pour lutter contre les clandestins

L’Agence suédoise des impôts a été chargée de réaliser un recensement national visant à mieux identifier les personnes qui séjournent illégalement dans le pays. C’est ce qu’ont déclaré la ministre des Finances, Elisabeth Svantesson, et le chef du parti d’extrême droite des Démocrates de Suède (SD), Jimmie Åkesson.

Euractiv.com
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« Il s’agit d’un point important de l’accord de coalition. Nous prenons maintenant des mesures supplémentaires pour le mettre en œuvre », a déclaré Mme Svantesson, ajoutant que de nombreuses personnes ne sont pas enregistrées au bon endroit ou se trouvent en Suède alors qu’elles ne devraient pas y être. [[EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]]

L’Agence suédoise des impôts a été chargée de réaliser un recensement national visant à mieux identifier les personnes qui séjournent illégalement dans le pays. C’est ce qu’ont déclaré la ministre des Finances, Elisabeth Svantesson, et le chef du parti d’extrême droite des Démocrates de Suède (SD), Jimmie Åkesson, lors d’une conférence de presse tenue jeudi (30 mars).

L’objectif général de ce recensement est de mieux savoir qui sont les personnes qui se trouvent en Suède afin de s’assurer qu’elles soient enregistrées au bon endroit, a déclaré la ministre suédoise des Finances, Mme Svantesson. En effet, selon elle, de nombreuses personnes ne sont pas enregistrées au bon endroit ou se trouvent en Suède alors qu’elles ne devraient pas y être.

« Il s’agit d’un point important de l’accord de coalition. Nous prenons maintenant des mesures supplémentaires pour le mettre en œuvre », a expliqué Mme Svantesson.

Après les élections générales de septembre dernier en Suède, les Modérés de centre droit, les Chrétiens-démocrates et les Libéraux sont entrés dans une coalition soutenue par les inévitables Démocrates de Suède (SD) d’extrême droite. Ces derniers ne font pas officiellement partie du gouvernement en échange de l’application de leur politique d’immigration.

Le chef du parti SD, Jimmie Åkesson, également présent lors de la conférence de presse, a justifié cette décision en affirmant qu’en raison d’une « politique migratoire irresponsable depuis des décennies », la Suède a perdu le contrôle du nombre de personnes qui vivent dans le pays.

« Les Démocrates de Suède ont longtemps parlé, avec au moins plusieurs partis gouvernementaux, de l’importance d’un recensement national à grande échelle dans le but de simplement reprendre le contrôle », a-t-il confié.

D’autres autorités seront davantage tenues de fournir à l’Agence suédoise des impôts des informations sur les personnes qui n’ont pas le droit de vivre en Suède. Il s’agit principalement de l’Agence suédoise des migrations et de l’Autorité de police.

L’Agence suédoise des impôts estime que près de 200 000 personnes sont enregistrées à la mauvaise adresse en Suède.

« Beaucoup de ces personnes sont enregistrées à la mauvaise adresse par ignorance ou négligence. Cependant, il y a aussi des personnes qui s’inscrivent à la mauvaise adresse afin d’avoir accès à diverses prestations — auxquelles elles n’ont pas vraiment droit. Les grands criminels s’inscrivent également à une mauvaise adresse pour éviter la police », a indiqué le parti Modérés sur son site web.

En vue du prochain recensement national, les Démocrates de Suède et les Modérés envisagent que le remplissage des questionnaires se fasse par la technique du porte-à-porte.

« Le problème aujourd’hui est que nous avons beaucoup de personnes [présentes] illégalement ici. Il ne suffit pas d’envoyer des formulaires, mais des activités de proximité seront nécessaires. Il s’agit de frapper aux portes dans certaines zones et de rechercher des personnes », a déclaré Richard Jomshof (SD), président de la commission de la Justice, au quotidien DN en décembre 2022.

« Le nombre de personnes enregistrées à une adresse est illimité. La Suède d’aujourd’hui est différente de celle de 1990 », a ajouté M. Jomshof.