Enième sommet sur la croissance, sur fond de grogne syndicale
Selon les conclusions du sommet européen des 1er et 2 mars qu’EURACTIV s’est procuré, ce sommet sur la croissance n’aboutira à aucune décision supplémentaire. Des syndicats de toute l’Europe manifestent mercredi 29 février.
Selon les conclusions du sommet européen des 1er et 2 mars qu’EURACTIV s’est procuré, ce sommet sur la croissance n’aboutira à aucune décision supplémentaire. Des syndicats de toute l’Europe manifestent mercredi 29 février.
En fin de matinée, à la veille du sommet des 1er et 2 mars, drapeaux et slogans militants vont s’emparer du quartier européen de Bruxelles.
A l’initiative de la Confédération européenne des syndicats, un rassemblement est organisé pour dénoncer la politique d’austérité consacrée selon eux par le pacte budgétaire que les dirigeants s’apprêtent à signer.
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, sera présent sur place aux côtés de ses homologues grec, danois, espagnol et belge. L’un des rares événements qui contredise la mécanique terne de ce nouveau sommet.
Le Conseil européen du 30 janvier était consacré à la croissance. Celui qui s’annonce a le même mot d’ordre. Et les mêmes recettes. Le projet de conclusion obtenu par EURACTIV ressasse des dossiers en souffrance depuis des années, comme le brevet européen, l’innovation, la mobilité, la compétitivité…
La nécessité d’alléger le coût du travail et de lutter contre le chômage des jeunes est également réitérée.
« EU project bonds »
Les dirigeants de l’UE estiment également que des progrès rapides sur le projet de taxation énergétique de la Commission, tout comme sur l’assiette commune consolidée de l’impôt sur les sociétés sont nécessaires. Mais ils ne donnent aucune précision de calendrier.
Innovation des conclusions de la rencontre, les dirigeants de l’UE estiment nécessaire de parvenir à un accord sur la mise en place d’une « phase pilote » sur les « EU project bonds » d’ici le mois de juin.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a d’ailleurs prévu de faire une déclaration le 29 février à midi pour défendre ces emprunts obligataires. Emis par des entreprises privées, ils seraient garantis par la Banque européenne d’investissement (BEI) et une part du budget européen (230 millions) et serviraient à financer de grands projets.
L’annonce du gouvernement irlandais, qui va convoquer un référendum pour ratifier le traité sur la stabilité budgétaire, pourrait toutefois pimenter les discussions.