Entretien : les agriculteurs touchés par la crise financière [FR]

Avant une réunion des ministres européens de l’Agriculture pour débattre de l’avenir de la politique agricole commune (PAC) de l’Union, le président du groupe du PPE-DE Joseph Daul a souligné les enjeux et les nouveaux défis auxquels l’UE fait face dans un entretien à EURACTIV France.

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Avant une réunion des ministres européens de l’Agriculture pour débattre de l’avenir de la politique agricole commune (PAC) de l’Union, le président du groupe du PPE-DE Joseph Daul a souligné les enjeux et les nouveaux défis auxquels l’UE fait face dans un entretien à EURACTIV France.

Selon M. Daul, « aucune grande décision ne sera prise » lors de la réunion de trois jours, qui a débuté le 21 septembre à Annecy en France.

Il a indiqué que « la vraie réforme » ne se fera qu’après les élections européennes de 2009, lorsque le débat sur les prochaines perspectives financières de l’UE sera lancé. 

La présidence française veut que les Etats se mettent d’accord sur quatre objectifs principaux pour la PAC après 2013 : 

  • assurer la sécurité alimentaire de l’Union ;
  • contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux ;
  • préserver les équilibres des espaces ruraux ;
  • participer à la lutte contre le changement climatique. 

 M. Daul estime que l’UE devra aider les agriculteurs, ce d’autant plus qu’un grand nombre d’entre eux ont été directement touchés par la crise financière.

« Les intérêts vont augmenter, et cela pèsera sur les agriculteurs qui voudront investir. A terme, il y aura un impact direct sur l’économie », indique-t-il, ajoutant que la PAC doit être complètement « repensée » après la crise alimentaire mondiale, qui a remis la sécurité alimentaire au centre des inquiétudes européennes.

En ce qui concerne le changement climatique, M. Daul a indiqué que l’agriculture a déjà fait les réformes nécessaires, qualifiant d’efficaces les sauvegardes environnementales mises en place. Il incombe désormais à l’industrie d’agir, a-t-il ajouté.

Sur la question de la signature d’un accord sur le bilan de santé de la PAC en dépit des positions fortes et divergentes de plusieurs pays, M. Daul a estimé que les opinions des gouvernements différaient sur les points techniques et non sur des questions de principes.

M. Daul, qui s’attend à ce que les ministres parviennent à un accord en novembre, s’est engagé à travailler pour qu’un accord soit trouvé au Parlement d’ici la fin de l’année.