Finances publiques : le FMI réajuste le calendrier optimiste de la France

Dans un rapport, l’institution internationale estime que le déficit français pourra passer sous la barre des 3% du PIB en 2014, soit un an plus tard que l’annonce faite par le gouvernement.

EURACTIV.fr
84408848b1edec8f5714cd3d1e4cce99.jpg
84408848b1edec8f5714cd3d1e4cce99.jpg

Dans un rapport, l’institution internationale estime que le déficit français pourra passer sous la barre des 3% du PIB en 2014, soit un an plus tard que l’annonce faite par le gouvernement.

Comme souvent, le FMI tempère l’optimisme des prévisions françaises. D’ici à 2013, le gouvernement compte ramener le déficit français, aujourd’hui supérieur à 8% du PIB, sous la barre des 3%, afin d’être en phase avec le Pacte de stabilité européen. Le mois dernier, la Commission européenne comme les députés français, s’étaient déjà employés à calmer l’excès de confiance du gouvernement.

Dans un rapport rendu public le 28 juillet, l’institution dirigée par Christine Lagarde estime que la France pourra atteindre cet objectif un peu plus tard, en 2014. Le FMI prévoit par ailleurs une progression de la dette publique jusqu’en 2013, avant que le pays n’amorce une réduction en 2014 pour retomber sur les niveaux attendus en 2012 (87% du PIB). Là encore, la trajectoire envisagée est plus lente que celle annoncée par le gouvernement.

Mais le FMI livre cependant des conclusions encourageantes. « Le programme de stabilité français trouve un bon équilibre entre les préoccupations de croissance et de soutenabilité », écrit-il. L’adoption d’une « règle d’or » budgétaire accroîtrait la crédibilité de l’engagement des autorités françaises à réduire les déficits, poursuit l’institution.

En jeu également, le maintien de la très bonne note AAA qui permet à la France d’emprunter à moindre coût. « La France ne peut prendre le risque de rater ses objectifs budgétaires à moyen terme”, prévient l’organisation internationale. Celle-ci incite par ailleurs le pays à aller plus loin dans la réforme des pensions, appelant à “une nouvelle hausse future de l’âge légal de la retraite”.