François Hollande et Angela Merkel dînent avec le gotha de l’industrie
Les deux dirigeants se sont retrouvés en compagnie d'une quinzaine de patrons européens pour discuter de compétitivité.
Les deux dirigeants se sont retrouvés en compagnie d’une quinzaine de patrons européens pour discuter de compétitivité.
Trois jours après le conseil européen, le président et la chancelière allemande prolongent les discussions sur la compétitivité européenne à l’occasion d’un dîner organisé à Berlin lundi 18 mars.
Autour d’eux, 14 patrons de grandes sociétés : Benoît Potier (Air liquide), René Obermann (Deutsche Telekom), Leif Johansson (Ericsson) ou encore Bruno Lafont (Lafarge).
Tous appartiennent à la table ronde européenne des industriels européens (ERT), qui compte 50 dirigeants d’entreprises multinationales et se targue de représenter 1300 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 18% des dépenses en R&D de l’UE.
Son chef de file, le Suédois Leif Johansson, s’est félicité de la volonté des Européens de « renverser la tendance » sur la place décroissante de l’industrie dans l’économie européenne.
Lors d’une brève allocution devant la presse, la chancelière a vanté les mérites du marché unique : « C’est précisément ce que l’Europe est », a-t-elle résumé, insistant sur l’importance de la compétitivité, quand François Hollande apportait quelques nuances.
« L’Europe n’est pas qu’un marché, une monnaie, c’est aussi une perspective de croissance. » Paris accueillera également une rencontre avec des industriels, a-t-il précisé, rappelant la nécessité de développer des « leaders européens » de rayonnement mondial.
Souvent cité en exemple, le géant Airbus a fait l’objet d’une commande historique le 18 mars d’appareils économes en kérosène, pour un montant de 18,4 milliards d’euros.
Dans ses prises de position, le lobby de l’ERT invite l’UE à miser sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
Sa profession de foi intitulée « la vision d’ERT pour une Europe compétitive en 2025 » comprend une série de recommandations à destination des politiques : respect du pacte de stabilité – « en coupant dans les dépenses publiques qui ne sont pas tenables », réforme des systèmes de retraite, de sécurité sociale et réduction de la part de la politique agricole commune dans le budget européen.