Gaza : Paris en faveur de sanctions européennes visant des responsables du Hamas
La France plaide pour la mise en place de sanctions européennes visant de hauts responsables du Hamas palestinien, a indiqué à l'AFP mercredi Laurence Boone, la secrétaire d'Etat chargée de l'Europe.
La France plaide pour la mise en place de sanctions européennes visant de hauts responsables du Hamas palestinien, a indiqué à l’AFP mercredi (22 novembre) Laurence Boone, la secrétaire d’Etat chargée de l’Europe.
Paris « pousse à des sanctions au niveau européen contre des hauts responsables du Hamas, individuellement, parce que pour l’instant (…) l’Union européenne ne condamne que l’organisation dans son ensemble », qui est classée organisation « terroriste » par les 27, a ainsi expliqué Laurence Boone à Madrid, en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du Med-9 qui réunit neuf pays du Sud de l’UE.
L’idée serait de « spécifiquement viser certains individus », a-t-elle poursuivi, sans préciser le nombre ou l’identité des personnes potentiellement concernées par ces sanctions, « principalement financières », qui pourraient prendre la forme d’un gel des avoirs, a-t-elle précisé.
A l’instar des « sanctions relatives à certains individus en Iran pour leur rôle dans la guerre en Ukraine », Paris voudrait par ailleurs appliquer le même type de sanctions contre des personnes ayant un lien avec le Hamas ou son allié, le Hezbollah libanais pro-iranien, a poursuivi Laurence Boone.
Sept entités iraniennes, fabriquant des drones explosifs utilisés par la Russie pour frapper des cibles ukrainiennes, ont été visées en février par des sanctions de l’UE.
La proposition de Paris, portée également par Berlin et Rome selon l’entourage de Laurence Boone, pourrait être adoptée lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE en décembre, espère la secrétaire d’Etat.
Les Etats-Unis avaient annoncé pour leur part mi-octobre des sanctions contre dix « membres-clés du Hamas », participant au financement des activités du groupe islamiste palestinien et installées à Gaza mais aussi au Soudan, en Turquie, en Algérie et au Qatar.
La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien. En représailles, Israël a juré d’« anéantir » le Hamas, pilonnant sans relâche la bande de Gaza.
Un accord entre Israël et le Hamas a été conclu mercredi, au 47e jour de cette guerre, pour une trêve humanitaire à Gaza et la libération d’otages enlevés le 7 octobre en échange de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.