L'opposition géorgienne met fin au boycott du Parlement
Dimanche 30 mai, le principal parti d'opposition géorgien a annoncé la fin d'un boycott parlementaire de plusieurs mois qui a plongé le pays du Caucase dans une crise politique de plus en plus grave, à la suite d'élections contestées l'année dernière.
Dimanche 30 mai, le principal parti d’opposition géorgien a annoncé la fin d’un boycott parlementaire de plusieurs mois qui a plongé le pays du Caucase dans une crise politique de plus en plus grave, à la suite d’élections contestées l’année dernière.
Les partis d’opposition géorgiens ont dénoncé des fraudes massives lors des élections législatives du 31 octobre, qui ont été remportées de justesse par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien.
Au cours des mois qui ont suivi, ils ont organisé de nombreuses manifestations de masse, réclamant des élections anticipées et refusant d’occuper leurs sièges au sein du Parlement nouvellement élu.
Ce boycott, qui a laissé une quarantaine de sièges vacants dans l’assemblée législative de 150 sièges, a pesé lourdement sur la légitimité politique de Rêve géorgien.
Dimanche, la principale force d’opposition de Géorgie – le Mouvement national uni (MNU) fondé par l’ex-président en exil Mikheil Saakashvili – a déclaré avoir pris la décision de mettre fin au boycott.
« Nous entrerons au Parlement pour libérer l’État géorgien capturé par l’oligarque Bidzina Ivanishvili », a déclaré aux journalistes le président de l’MNU, Nika Melia.
Il faisait référence au milliardaire fondateur du parti au pouvoir, qui est largement considéré comme l’homme de la situation en Géorgie, bien qu’il n’ait aucun rôle politique officiel.
L’impasse post-électorale s’est aggravée en février après l’arrestation de M. Melia par la police lors d’une descente violente au siège de son parti, ce qui a entraîné la démission du Premier ministre et une condamnation rapide de l’Occident.
M. Melia a été libéré de sa détention provisoire en mai, grâce à une caution versée par l’Union européenne.
Cette mesure s’inscrivait dans le cadre d’un accord signé en avril entre Rêve géorgien et l’opposition, sous la médiation du président du Conseil européen, Charles Michel.