Grèce : résultats définitifs

Alors que les projecteurs étaient tournés vers la France et la victoire du socialiste François Hollande, la Grèce a vécu, dimanche 6 mai, une soirée électorale tristement inédite depuis le retour de la démocratie en 1974.

EURACTIV.fr

Alors que les projecteurs étaient tournés vers la France et la victoire du socialiste François Hollande, la Grèce a vécu, dimanche 6 mai, une soirée électorale tristement inédite depuis le retour de la démocratie en 1974.

 Les résultats définitifs :

  • Nouvelle Démocratie (conservateurs) : 18,85 % (108 sièges)
  • Syriza (extrême gauche) : 16,78% (52)
  • PASOK (socialistes) : 13,18% (41)
  • Grecs Indépendants (nationalistes); 10,60% (33)
  • KKE (parti communiste) : 8,48% (26)
  • Aube Dorée (néo-nazis) : 6,97% (21)
  • Gauche démocrate (gauche radicale) : 6,11% (19)

Les deux partis tranditionnellement au pouvoir – les conservateurs de la Nouvelle Démocratie et les socialistes du Pasok – ont voté les plans d’austérité voulus par l’UE et le FMI, en échange de l’aide internationale.

Mais ils ne sont pas en mesure de former une majorité. Les tractations viennent de commencer. Le pays s’annonce ingouvernable et les conséquences pour la zone euro ne sont pas à négliger. Toutes les autres formations ont fait des campagnes fondées sur le rejet de l’austérité et du système. 

>>> Voir le détail des résultats, parti par parti, région par région. 

Le soir du scrutin, le leader du parti néo-nazi a donné une conférence de presse, dans un style particulièrement violent et haineux :