Grèce : un "plan B" en cas de rejet du plan austérité ?

Le vote très serré attendu au Parlement grec force les États de l’UE à envisager des alternatives pour éviter que la crise ne se propage à d’autres pays de la zone euro. De son côté, la Commission européenne dément.

EURACTIV.fr

Le vote très serré attendu au Parlement grec force les États de l’UE à envisager des alternatives pour éviter que la crise ne se propage à d’autres pays de la zone euro. De son côté, la Commission européenne dément.

L’incertitude qui entoure l’issue du vote parlementaire sur de nouvelles mesures d’austérité en Grèce pousse l’UE à plancher sur un « plan B ». En cas de rejet, Athènes ne pourrait pas recevoir la cinquième tranche de 12 milliards d’euros incluse dans le plan de 110 milliards qui lui est destiné.

« Il y a une réflexion en cours sur un plan de contingence depuis un certain temps, plusieurs semaines », a expliqué l’une de ces sources. « Dans ce type de situation, il n’est pas permis de ne pas réfléchir à ce qui peut arriver », a indiqué une source anonyme à Reuters.

« Pas d’alternative »

La Commission européenne, de son côté, continue de nier l’existence d’un scénario permettant de faire face à une éventuelle fin de non recevoir des députés grecs  : « Il n’y a pas d’alternative. Il n’y a pas de plan B », a déclaré une porte-parole de l’exécutif européen en conférence de presse lundi 27 juin.

En Grèce, le vote sur le projet gouvernemental visant à réduire les dépenses de 28 milliards d’euros tout en dégageant 50 milliards d’euros grâce aux privatisations, interviendra les 29 et 30 juin.

Le résultat influencera l’orientation des discussions des ministres des Finances de la zone euro, dimanche 3 juillet.