Herman Van Rompuy rempile pour deux ans et demi à la tête de l’UE

Les dirigeants de l’UE ont reconduit le président du Conseil européen dans ses fonctions pour un nouveau mandat. Il présidera dorénavant aussi les sommets de la zone euro.

EURACTIV.fr
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Les dirigeants de l’UE ont reconduit le président du Conseil européen dans ses fonctions pour un nouveau mandat. Il présidera dorénavant aussi les sommets de la zone euro.

Sans surprise et sans enthousiasme populaire, l’ancien premier ministre belge, Herman Van Rompuy, a recueilli le soutien des chefs d’État et de gouvernement de l’UE qui l’ont confirmé dans ses fonctions pour un deuxième mandat à la tête du Conseil européen.

La décision a été prise très rapidement et à l’unanimité après le début de la rencontre des 1er et 2 mars à Bruxelles. L’annonce a été officialisée sur le compte Twitter de l’intéressé en personne.

La fonction de président du Conseil européen est issue du traité de Lisbonne, tout comme celle de Haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune occupée jusqu’à présent par la très critiquée Catherine Ashton. 

Nouveauté issue des réformes de la gouvernance de la zone euro de l’automne 2011, Herman Van Rompuy présidera aussi les sommets réunissant les dirigeants des Dix-Sep pays de la monnaie unique. Il devra en organiser au moins deux par an.

Dans son discours qui a suivi sa nomination, Herman Van Rompuy s’est dit « honoré » de la confiance qui lui est accordée. Il s’est engagé à agir en tant que « gardien de l’unité » européenne, aussi bien entre les Vingt-Sept qu’entre les membres de la zone euro et les différentes institutions.

 

A 64 ans, le premier président de l’institution est particulièrement apprécié pour sa discrétion et sa capacité à négocier en coulisse.

Une expérience qu’il a acquise lorsqu’il était Premier ministre belge (parti conservateur flamand, CD&V) et qu’il jonglait alors entre les perpétuelles querelles linguistiques du pays. Avec lui à la tête du Conseil européen, les chefs d’État et de gouvernement sont assurés que leur leadership ne sera pas remis en question.

Cette continuité d’Herman Van Rompuy contraste avec la situation de ceux qui le désignent. Depuis le début de la crise de la zone euro, aucun chef d’État ou de gouvernement européen en exercice n’a remporté d’élections.