Immigration, élections européennes... Giorgia Meloni et Kyriákos Mitsotákis font ami-ami
La Première ministre italienne Giorgia Meloni devrait rencontrer son homologue grec Kyriákos Mitsotákis à Athènes ce mardi, notamment pour aborder les thèmes que sont l'immigration et la réforme du pacte de stabilité et de croissance (PSC) européen.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni devrait rencontrer son homologue grec Kyriákos Mitsotákis à Athènes ce mardi (29 août), notamment pour aborder les thèmes que sont l’immigration et la réforme du pacte de stabilité et de croissance (PSC) européen.
C’est officiel. Mme Meloni devrait s’envoler pour la Grèce ce mardi pour rencontrer M. Mitsotákis, qui, à l’approche des élections européennes, représente un potentiel trait d’union entre le Parti populaire européen (PPE), dont il est membre, et le groupe de droite conservatrice des Conservateurs et Réformistes (ECR), dont fait partie Frères d’Italie, un parti de droite radicale que préside Mme Meloni, fait partie.
Deux sujets feront certainement l’objet de discussions entre Mme Meloni et M. Mitsotákis : la lutte contre les flux migratoires irréguliers (en provenance d’Afrique du Nord dans le cas de l’Italie et de la route des Balkans pour la Grèce) et la réforme du pacte de stabilité et de croissance de l’UE. Ce deuxième dossier devra se jouer au niveau européen, et les deux États membres aux intérêts convergents pourraient tenter de faire front commun.
Selon l’eurodéputé Carlo Fidanza, chef de la délégation des Frères d’Italie au Parlement européen, la priorité de Mme Meloni consiste à « consolider une relation déjà très fructueuse et positive avec un gouvernement ami » avec lequel elle partage « des intérêts stratégiques et des politiques européennes similaires », notamment sur le dossier de l’approvisionnement énergétique européen.
« Le Premier ministre M. Mitsotákis fait partie de cette partie du PPE qui dialogue volontiers avec le secteur conservateur auquel nous appartenons, donc nous le considérons certainement comme une personne qui travaille dans la même direction que nous », a confié M. Fidanza à EURACTIV.
Toutefois, l’eurodéputé a expliqué qu’il n’y avait rien de plus. Seuls les dossiers nationaux seront discutés à Athènes en privilégiant les sujets brûlants pour les deux pays, et non les élections européennes, prévues pour juin 2024.
Pour commencer à parler d’alliances, il faut d’abord attendre le résultat du vote, a précisé M. Fidanza.
« S’il y a des conditions pour construire quelque chose ensemble, nous nous attendons certainement à ce que M. Mitsotákis travaille dans cette même direction », a-t-il ajouté.
Compte tenu des tensions entre la Grèce et l’Albanie, dont le Premier ministre, Edi Rama, entretient de bonnes relations avec Mme Meloni, il serait possible d’imaginer que la Première ministre italienne joue le rôle de médiatrice, mais M. Fidanza souligne que cette possibilité n’est pas envisageable pour l’instant.
« Si on lui demandait de jouer ce rôle, je suis sûr qu’elle le ferait de son mieux […] grâce aux excellentes relations personnelles qu’elle a nouées », a ajouté l’eurodéputé conservateur.