Immigration : Giorgia Meloni reçoit les représentants libyens avant la saison estivale

La migration, l’énergie et le commerce ont fait l’objet de discussions entre la délégation du gouvernement libyen, la Première ministre Giorgia Meloni et ses homologues à Rome mercredi (7 juin).

EURACTIV Italie
11523993-e1686200974639-800×450
Mercredi, la Première ministre Giorgia Meloni a reçu à Rome le Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen, Abdul Hamid Ddeibah, après l’avoir rencontré en janvier à Tripoli. [EPA-EFE/FABIO FRUSTACI]

L’immigration mais aussi l’énergie et le commerce ont fait l’objet de discussions entre la délégation du gouvernement libyen, la Première ministre Giorgia Meloni et ses homologues à Rome mercredi (7 juin).

Mercredi, la Première ministre Giorgia Meloni a reçu à Rome le Premier ministre du gouvernement d’union nationale libyen, Abdul Hamid Ddeibah, après l’avoir rencontré en janvier à Tripoli.

Parmi les sujets les plus importants, l’immigration, l’énergie et les accords commerciaux ont été abordés, comme c’est souvent le cas lorsque Mme Meloni s’entretient avec des dirigeants africains, avec lesquels elle entend établir une « approche de collaboration non prédatrice ».

Mme Meloni « a exprimé sa gratitude pour les efforts déployés par les autorités libyennes dans le cadre des opérations de sauvetage en mer et de l’endiguement des départs irréguliers », selon une note du gouvernement publiée après la réunion.

La ministre des Affaires étrangères, Najla el Mangoush, et le ministre de l’Intérieur, Imad Tabelsi, ont rejoint le Premier ministre libyen, qui a rencontré ses homologues Antonio Tajani (Forza Italia, PPE) et Matteo Piantedosi. Le vice-premier ministre et ministre des Infrastructures Matteo Salvini (la Ligue, ID) et le ministre du Made in Italy Adolfo Urso (Fratelli d’Italia, CRE) ont également participé à la réunion.

L’Italie et la Libye ont signé une série d’accords prévoyant une coopération en matière de sécurité, dont les détails sont actuellement inconnus, mais qui comprennent probablement des mesures similaires à celles convenues avec la Tunisie, où Mme Meloni s’est rendue mardi pour discuter des mêmes questions.

Pour Giorgia Meloni, il est prioritaire de mieux contrôler les côtes nord-africaines et d’empêcher les bateaux chargés de migrants de partir pour l’Europe. En contrepartie, l’Italie promet de soutenir les institutions libyennes par des formations et de nouveaux équipements de patrouille.

Meloni « a fait part au Premier ministre libyen de ses préoccupations en raison de la saison estivale ». Dans cette perspective, pour Mme Meloni, il est « fondamental d’intensifier les efforts de lutte contre le trafic d’êtres humains », peut-on lire dans la note du gouvernement.

Le PDG de la compagnie pétrolière italienne Eni, Claudio Descalzi, était également présent lors de la réunion avec la délégation libyenne, comme ce fut le cas lors de la visite de Mme Meloni en Algérie et en Libye. En janvier dernier, huit accords ont été signés à Tripoli pour l’exploration de nouveaux gisements et la construction de nouvelles installations offshore par Eni.

Après la réunion de mercredi à Rome, M. Descalzi signera un accord supplémentaire avec son homologue de la National Oil Corporation (NOC) en Libye.

La stratégie de l’Italie en Afrique, appelée « plan Mattei », prévoit une coopération avec les pays africains pour fournir de l’énergie à l’Europe.

L’Italie aspire à devenir une plaque tournante de l’énergie à partir de laquelle le gaz et le pétrole peuvent transiter de l’Afrique du Nord vers les pays européens qui, comme l’Italie, ont interrompu ou aspirent à interrompre l’approvisionnement en énergie en provenance de la Russie.