Immigration : les startups finlandaises se disent menacées par les nouvelles restrictions
Les principales startups finlandaises ont vivement critiqué les projets du nouveau gouvernement de droite sur l’emploi et la migration, estimant notamment qu’ils menaçaient l’ensemble de l’écosystème des jeunes entreprises du pays.
Les principales startups finlandaises ont vivement critiqué les projets du nouveau gouvernement de droite sur l’emploi et la migration, estimant notamment qu’ils menaçaient l’ensemble de l’écosystème des jeunes entreprises du pays.
Dans son programme, le nouveau gouvernement souligne que « l’immigration de la main-d’œuvre est très importante pour la croissance économique de la Finlande et la garantie des services ». Toutefois, en raison des changements politiques controversés apportés dans de nombreux domaines, y compris l’immigration, les jeunes entreprises ont déjà fait part de leurs inquiétudes.
Dans un communiqué, la communauté finlandaise des startups, qui comprend des entreprises telles que Supercell et Wolt, reproche au programme gouvernemental de créer « une menace significative pour l’ensemble de l’écosystème finlandais des jeunes pousses » et de compromettre les perspectives de croissance de l’économie. Selon le communiqué, les travailleurs qualifiés hésitent à venir en Finlande ou envisagent même de partir.
Selon la communauté, la disposition proposée par le gouvernement exigeant que les migrants quittent la Finlande s’ils ne trouvent pas un nouvel emploi dans les trois mois suivant leur licenciement est particulièrement inquiétante. Ce délai est jugé trop court pour trouver un poste correspondant à ses compétences, passer les entretiens et signer un nouveau contrat.
La communauté finlandaise des startups déplore également la proposition du gouvernement d’augmenter la période de résidence obligatoire pour l’obtention d’un titre de séjour permanent de quatre à six ans.
La proposition selon laquelle les candidats à la résidence permanente devraient démontrer des compétences linguistiques suffisantes pour obtenir un titre de séjour permanent a également été critiquée, car les professionnels ont noté que les activités des travailleurs qualifiés s’effectuent principalement en anglais.
Au lieu de nouvelles restrictions, la communauté finlandaise des startups invite le gouvernement à s’inspirer de la France, qui possède le plus grand écosystème de startups d’Europe. En France, le système a été rationalisé et centralisé pour permettre l’entrée sans heurts d’une main-d’œuvre qualifiée.
Cependant, tout espoir n’est peut-être pas perdu pour les startups finlandaises.
« Les préoccupations concernant l’immigration ont déjà été entendues », a déclaré mardi soir Jarkko Nissinen, l’assistant de la nouvelle députée Aura Salla (PCN), qui a dirigé à Bruxelles l’équipe de politiques publiques de Meta.