Italie : la dernière chance du gouvernement de Prodi [FR]
Romano Prodi, le Premier ministre italien, a appelé à un vote de confiance au Parlement suite au retrait du petit parti centriste de la coalition de centre-gauche. Cette manœuvre risque donc de ne lui laisser qu’une faible majorité au Sénat.
Romano Prodi, le Premier ministre italien, a appelé à un vote de confiance au Parlement suite au retrait du petit parti centriste de la coalition de centre-gauche. Cette manœuvre risque donc de ne lui laisser qu’une faible majorité au Sénat.
M. Prodi a fait sa déclaration hier et devrait gagner le soutien de la Chambre des députés lors du vote prévu aujourd’hui, le 23 janvier. Mais le test décisif aura lieu lors du vote du Sénat jeudi, où trois députés du parti centriste UDEUR assuraient jusqu’alors la faible majorité de M. Prodi.
La crise a éclaté la semaine dernière lorsque le ministre de la justice Clemente Mastella a démissionné et annoncé, lundi, que son petit parti UDEUR chrétien démocrate s’opposerait à M. Prodi lors d’un vote de confiance. M. Mastella a déposé sa démission suite à l’ouverture d’une enquête contre lui et sa femme, présidente de la région de la Campanie, pour une affaire de corruption.
Silvio Berlusconi, leader de l’opposition et ancien Premier ministre, a appelé à des élections anticipées, affirmant à l’agence de presse Ansa qu’il fallait organiser des élections au printemps.
Les derniers sondages suggèrent que la cote de popularité de M. Prodi est en baisse, le taux de confiance ayant chuté de 41 % en janvier 2007 à 25 % en décembre, selon un sondage d’opinion mené par le journal Corriere della Sera.
L’issue de cette crise politique repose en partie sur le président italien, Giorgio Napolitano. Si Romano Prodi ne remporte aucun des deux votes, il lui reste globalement deux options : convoquer des élections anticipées ou désigner un gouvernement provisoire.
La coalition de centre-gauche de Prodi a déjà été mise à l’épreuve en février 2007, suite à un différend avec le parti communiste de la coalition concernant l’engagement militaire de l’Italie en Afghanistan. A l’époque, M. Mastella, le ministre de la justice démissionnaire, avait été un allié essentiel pour assurer une majorité à Prodi au Sénat (EURACTIV 1/03/07).