John Kerry à Rome : la crise climatique nécessite une "approche multiple"

« Il n’y a pas une seule chose qui puisse résoudre la crise climatique », a déclaré l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry, qui a rencontré jeudi (13 mai) à Rome les ministres italiens des Affaires étrangères et de l’écologie, ainsi que les PDG des principales entreprises énergétiques du pays.

EURACTIV Italie
US special climate envoy John Kerry in Rome
Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio (à droite), accueille l'envoyé spécial américain pour le climat, John Kerry (à gauche), lors d'une réunion à Rome, le 13 mai 2021. [EPA-EFE/MASSIMO PERCOSSI]

« Il n’y a pas une seule chose qui puisse résoudre la crise climatique. Nous avons besoin d’une approche multiple », a déclaré l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry, qui a rencontré jeudi (13 mai) à Rome les ministres italiens des Affaires étrangères et de l’écologie, ainsi que les PDG des principales entreprises énergétiques du pays.

M. Kerry rencontrera le Premier ministre Mario Draghi vendredi (14 mai). La visite européenne de M. Kerry consistera également à tenter de convaincre les signataires de l’accord de Paris de 2015 d’actualiser leurs objectifs de réduction des émissions de CO2 avant le sommet des Nations unies sur le climat COP26, qui se tiendra à Glasgow en novembre et sera coorganisé par le Royaume-Uni et l’Italie.

Les États-Unis se sont engagés à réduire les gaz à effet de serre de 50 à 52 % d’ici à 2030, et veulent pousser les autres pays à prendre des engagements similaires.

« Chaque pays doit réduire ses émissions au cours de cette décennie », a déclaré M. Kerry en s’attaquant à la Chine et à la Russie qui n’avaient pas pris d’engagements spécifiques lors du sommet en ligne convoqué en avril par le président américain Joe Biden. « Il ne suffit pas de dire ‘zéro émission en 2050’, faites dès maintenant les choses qui permettront d’arriver à ce dont nous avons besoin en 2050″, a ajouté M. Kerry.

« La transition écologique n’est pas un choix entre la prospérité et une économie moins performante, mais c’est une opportunité, une énorme opportunité à saisir », a-t-il ajouté.