L’activité industrielle se contracte en Europe et en Chine
Les mauvaises nouvelles sur l’économie mondiale abondent en Europe, mais aussi en Chine, où le gouvernement prévoit d’investir 1 700 milliards de dollars pour soutenir la croissance.
Les mauvaises nouvelles sur l’économie mondiale abondent en Europe, mais aussi en Chine, où le gouvernement prévoit d’investir 1 700 milliards de dollars pour soutenir la croissance.
Les baromètres de l’état de santé de l’économie européenne sont dans le rouge.
Dans la zone euro, les commandes dans l’industrie ont chuté de 6,4% au mois de septembre, après avoir augmenté de 1,4% en août, selon des chiffres publiés par Eurostat. Le tableau est un peu moins noir, si l’on considère l’Union européenne dans son ensemble : baisse de 2,3% en septembre après 0,3% en août.
Secteur manufacturier en berne
L’enquête mensuelle réalisée auprès des directeurs d’achat de l’industrie européenne par l’agence Markit révèle, pour sa part, que l’activité du secteur privé dans la zone euro s’est contractée en novembre, pour le troisième mois d’affilée.
Selon des premières estimations, l’indice PMI (‘Purchasing Managers Index’) qui analyse les données fournies par les directeurs d’achat dans le secteur manufacturier ressort à 46,4 après 47,1 en octobre, son niveau le plus faible depuis juillet 2009. L’activité dans les services s’est toutefois améliorée, avec un indice estimé à 47,8 contre 46,4 le mois dernier.
Situation « morose »
L’herbe est d’ordinaire toujours plus verte chez le voisin chinois. Mais pas cette fois, car l’activité industrielle est également en repli au mois de novembre.
Selon les chiffres préliminaires publiés par HSBC, mercredi 23 novembre, l’indice PMI a chuté de 3 points, pour atterrir à 48 après 51 en octobre. Une baisse largement attribuée à la faiblesse de la demande interne, la production et les nouvelles commandes ayant diminué alors même que les exportations continuaient de croître.
Lors de la conférence annuelle sino-américaine sur le commerce, lundi 21 novembre, le vice-Premier ministre chinois, Wang Qishan, n’a pas caché son inquiétude sur la situation « morose » de l’économie mondiale.
1 700 milliards de dollars
Estimant qu’« une reprise déséquilibrée était préférable à une récession équilibrée », il a laissé entendre que Pékin s’attacherait à relancer sa propre économie avant de se préoccuper de réduire les déséquilibres économiques internationaux. Une question pourtant au cœur des tensions commerciales avec Washington.
Selon des informations relayées par Reuters, le gouvernement chinois prévoit d’investir 1 700 milliards de dollars, au cours des 5 prochaines années, dans des secteurs stratégiques comme l’énergie ou la biotechnologie.