L’aide à la Grèce suspendue au vote sur l’austérité
Les ministres des finances de la zone euro veulent un engagement clair de la classe politique grecque en faveur d’un nouveau plan d’austérité avant d’accorder de nouvelles aides au pays.
Les ministres des finances de la zone euro veulent un engagement clair de la classe politique grecque en faveur d’un nouveau plan d’austérité avant d’accorder de nouvelles aides au pays.
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La zone euro a renvoyé la balle dans le camp de la Grèce. Les ministres des finances ont refusé de débloquer la cinquième tranche de l’aide de 12 milliards d’euros, dont Athènes a besoin pour rembourser ses créances en juillet. Ils ne valideront pas davantage un second plan d’aide au pays tant que le parlement grec n’aura pas voté un nouveau plan d’austérité.
Les ministres des finances de la zone euro, réunis à Luxembourg dimanche 19 juin, se sont donnés jusqu’à début juillet pour prendre une décision sur ces deux dossiers, faute de quoi la Grèce ne pourra plus rembourser sa dette dans les jours suivants.
Participation du privé
En revanche, ils ont d’ores et déjà clarifié la manière dont les créanciers privés seraient associés à un second plan de soutien. Il s’agira d’une participation volontaire, correspondant à ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient décidé à Berlin, vendredi 17 juin.
« Les ministres des finances de la zone euro sont d’avis que tout financement supplémentaire pour la Grèce sera de source publique et privée (…) Une participation du secteur privé à un second plan d’aide à la Grèce se fera sur une base volontaire et informelle via un « roll-over » d’obligations grecques arrivant à maturité », peut-on lire dans le communiqué publié à l’issue de la réunion.
Cette modalité est connue comme l’ »initiative de Vienne », par laquelle des banques privées avaient accepté en 2009 de ne pas se désengager d’Europe centrale au plus fort de la crise.
Fermeté
Les ministres ont « rappelé avec force au gouvernement grec que d’ici la fin du mois, tous soient convaincus que tous les engagements pris par les autorités grecques soient remplis », selon les mots du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, après la réunion.
« Vous ne pouvez pas imaginer une seconde que nous nous engagions à financer sans savoir si le gouvernement grec a endossé les obligations qui sont celles de la Grèce », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministère grec des finances s’est dit « confiant dans l’adoption de ce plan [d’austérité] au parlement » lors du vote prévu le 28 juin, rapporte l’AFP.
Le premier ministre Georges Papandréou a aussi évoqué la possibilité d’un referendum à l’automne sur de, « grandes réformes » électorales et politiques, portant notamment sur la responsabilité des ministres.