L’Allemagne et la Commission font taire les rumeurs de rachat de la dette grecque

Selon le Financial Times Deutschland, l’Eurogroupe réfléchirait à utiliser le Fonds européen de stabilité financière pour racheter une partie des avoirs d’Athènes. Des informations aussitôt démenties par l’Allemagne et la Commission européenne.

EURACTIV.fr

Selon le Financial Times Deutschland, l’Eurogroupe réfléchirait à utiliser le Fonds européen de stabilité financière pour racheter une partie des avoirs d’Athènes. Des informations aussitôt démenties par l’Allemagne et la Commission européenne.

L’Allemagne et la Commission européenne ont tenté, jeudi 20 janvier, de faire taire les rumeurs selon lesquelles la Grèce aurait besoin de l’aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour racheter sa dette.

Le même jour, le journal allemand The Financial Times Deutschland a révélé que les pays de la zone euro réfléchissaient à un plan pour permettre à la Grèce et à l’Irlande d’effacer une partie de leur dette en ayant recours au FESF.

Selon le quotidien, les ministres des Finances de la zone euro, réunis lundi 17 janvier, ont discuté d’un plan pour que le FESF achète de la dette de ces États ou leur accorde des prêts avantageux pour racheter leur propre dette. Une source a confirmé à l’agence Reuters que la zone euro envisageait d’autoriser le Fonds à acheter des obligations d’États membres en difficulté face à la crise de la dette.

Démentis

Le directeur du FESF, Klaus Regling, a réfuté l’idée selon laquelle la Grèce aurait actuellement besoin de plus de financements.

« Je ne vois pas de volonté imminente pour acheter de la dette d’un État via le FESF », a également expliqué à Reuters le député allemand CDU/CSU Hans Michelbach. Quant au ministre adjoint des finances allemand, Steffen Kampeter, il a précisé que les spéculations à ce sujet relavaient du «fantasme fondé sur des rumeurs et non des faits ».

« C’est absurde », a également souligné, lors d’un point presse, le porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj. « Je pense que ça a été d’ailleurs démenti très clairement par les autorités allemandes en particulier. Donc je vous renvoie à ce démenti, que je partage avec enthousiasme », a-t-il ajouté.

L’Allemagne et la Commission ont rappelé leur confiance dans la capacité d’Athènes à se refinancer au-delà de 2013.