L’Allemagne quelque peu réticente à l’idée d’Union méditerranéenne

Lors d’une déclaration politique avant la cérémonie de signature du Traité européen à Lisbonne, la chancelière allemande Angela Merkel a critiqué les projets du président français consistant à renforcer la coopération entre les pays des deux côtés de la mer Méditerranée.

Lors d’une déclaration politique avant la cérémonie de signature du Traité européen à Lisbonne, la chancelière allemande Angela Merkel a critiqué les projets du président français consistant à renforcer la coopération entre les pays des deux côtés de la mer Méditerranée.

En Bref :

Le 12 décembre 2007, lors d’une déclaration du gouvernement devant le Bundestag (le Parlement allemand), Mme Merkel a affirmé qu’il ne devait pas y avoir une Europe des sociétés fermées.

La chancelière a fait comprendre que l’Allemagne souhaitait jouer un rôle dans le partenariat euro-méditérannéen. Elle a en effet déclaré que, s’il y avait des coopérations séparées spécifiques à des groupes au sein de l’UE, ces coopérations devaient être ouvertes à l’ensemble des États membres. Dans une référence explicite aux plans de Nicolas Sarkozy pour une Union méditerranéenne, elle a ajouté que l’Europe ne pouvait réussir que dans l’unité.

Il y a moins d’une semaine, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy s’étaient conjointement déclarés favorables au renforcement de la coopération entre l’UE et les pays de la Méditerranée. 

A la suite de sa rencontre avec la chancelière le 6 décembre à Paris, le président français a déclaré que les deux chefs d’État avaient « convenu (…) de travailler sur une proposition commune visant à associer tous les pays européens qui le voudraient au processus de l’Union de la Méditerranée ».

Parallèlement, Angela Merkel a souligné que l’Allemagne « soutiendrait les efforts d’initiative française ». Néanmoins, elle a ajouté : « Je crois qu’il faudrait faire une offre en la matière à tous les autres États européens. (…) Si tous les pays ne souhaitent pas participer, il est possible de le réaliser par le biais d’une coopération renforcée. Mais la région de la Méditerranée est notre mission à tous en Europe. »