L’Autrichien Swoboda, nouveau leader des députés socio-démocrates européens
Les faibles scores réalisés par les deux autres candidats, dont la Française Catherine Trautmann, ont propulsé le bras droit de Martin Schulz à la tête du S&D dès le premier tour.
Les faibles scores réalisés par les deux autres candidats, dont la Française Catherine Trautmann, ont propulsé le bras droit de Martin Schulz à la tête du S&D dès le premier tour.
Le résultat est sans ambiguïté. A l’issue d’un vote à bulletin secret organisé mardi 17 janvier, Hannes Swoboda est devenu pour deux ans et demi le numéro 1 du groupe des socio-démocrates au Parlement européen. Proche de Martin Schulz qu’il remplace, l’Autrichien a raflé 102 voix, n’en laissant que 45 à Catherine Trautmann et 37 au Britannique Stefan Hughes.
Un seul tour aura donc suffi à faire triompher le grand favori du scrutin, présenté tout au long de la campagne comme « l’héritier naturel » de M. Schulz. La similitude des arguments des deux autres challengers, vus tous deux comme « les candidats de la nouveauté », prêts à ouvrir plus démocratiquement le débat au sein du groupe tout en tissant « plus de liens avec la société civile ou avec les syndicats », a eu pour conséquence de « brouiller le message », explique-t-on sur place.
Réponse agressive
Battue, l’ex-maire de Strasbourg retient l’importance de cette confrontation inédite de trois candidats convoitant la tête du S&D. « D’un haut niveau, elle nous a permis collectivement de débattre du projet politique que nous voulons porter pour 2014 et du fonctionnement de notre groupe », écrit-elle dans un communiqué.
Contexte de la présidentielle oblige, la riposte de la droite se veut agressive. Pour Jean-Pierre Audy, du PPE, « il s’agit d’une défaite humiliante pour le parti socialiste français, qui est moins influent en Europe que le PS autrichien ! (…) Et François Hollande veut faire croire aux Français qu’il saura jouer dans la cour des grands européens ? Nous en doutons. »
Lors de la conférence de presse donnée dans l’après-midi, le nouveau chef de file du groupe S&D a résumé les orientations qu’il compte défendre : un fonds monétaire européen, le «pacte» de François Hollande ou encore la collaboration accrue avec les parlements nationaux.