L’entourage d’Hortefeux «assez serein»
Les proches de l’ancien ministre réagissent à la polémique sur l’éventuel retour de Brice Hortefeux au Parlement européen.
Les proches de l’ancien ministre réagissent à la polémique sur l’éventuel retour de Brice Hortefeux au Parlement européen.
«Il n’y a pas de polémique juridique, mais une question de droit», estime l’entourage de Brice Hortefeux, qui affirme que la question devrait être tranchée rapidement. «Nous sommes assez sereins», a ajouté la même source à EURACTIV.fr, vendredi 11 mars.
L’incertitude autour d’un éventuel retour de Brice Hortefeux à Strasbourg se poursuit. Dans une note interne, émise par le bureau du président de la commission des Affaires juridiques du Parlement européen, et révélée par EURACTIV.fr, jeudi 10 mars, les juristes renvoient au droit français pour trancher le cas de M. Hortefeux.
Or, la loi française s’appuie sur un texte selon lequel le mandat d’un eurodéputé commence lors de la première session plénière de la législature en cours. Ce qui n’a jamais été le cas de Brice Hortefeux.
«Il ne pouvait pas siéger, puisqu’il était ministre», se défend-on auprès de l’ancien locataire de la place Beauvau.
« Elu sur son nom »
Les proches de l’ancien ministre de l’Intérieur réfutent également l’argument selon lequel le salaire européen de Brice Hortefeux pourrait servir à payer un conseiller de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. «Aujourd’hui, il n’est pas conseiller à l’Elysée. Cette activité n’est pas à l’ordre du jour», poursuit-on.
Depuis le dernier remaniement, de nombreuses rumeurs indiquent pourtant que l’ancien ministre pourrait devenir conseiller du chef de l’État cet été.
«Brice Hortefeux a été élu sur son nom. Il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas siéger au Parlement européen», ajoutent les proches de M. Hortefeux, qui jugent que «le droit, c’est aussi l’adaptation à une situation».