La Belgique approuve l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes
Cette mesure avait initialement été proposée à la fin de l'été dernier, en réponse à l'offensive militaire intensive menée par Israël à Gaza
Le gouvernement fédéral belge a approuvé samedi matin, avant la pause estivale, une série de nouvelles mesures, parmi lesquelles une interdiction d’importation visant les marchandises provenant des territoires palestiniens occupés illégalement.
Cette mesure avait initialement été proposée à la fin de l’été dernier en réponse à l’offensive militaire intensive menée par Israël à Gaza, mais elle était depuis longtemps bloquée dans une impasse politique.
Entre vendredi et samedi matin, le Conseil des ministres a toutefois approuvé quelque 88 dossiers, parmi lesquels une réforme modifiant le calcul des heures de travail, qui passe d’une base annuelle à une base hebdomadaire, ainsi que les mesures commerciales.
Selon les médias belges, tels que Le Soir, les détails concernant les modalités de l’interdiction d’importation, notamment l’éventuelle présence d’une « clause de caducité » et la liste des marchandises ou secteurs concernés, restent encore inconnus.
Cette initiative intervient alors qu’une coalition de gouvernements de l’UE réclame des sanctions contre les actions d’Israël dans les territoires palestiniens occupés.
L’exécutif européen a récemment diffusé un document à ses capitales, rapporté pour la première fois par Euractiv, proposant différentes options, notamment un système de licences d’importation pour les produits provenant des colonies, des droits de douane et une interdiction totale.
La France, la Belgique, l’Irlande, les Pays-Bas et l’Espagne figurent parmi les pays favorables à une interdiction totale des importations, tandis que l’Allemagne et l’Italie s’y opposent. Cette mesure, si elle était considérée comme relevant de la politique étrangère plutôt que du commerce, nécessiterait un soutien unanime.
Plus tôt dans la semaine, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a vivement critiqué l’UE et d’autres gouvernements pour leur lenteur à adopter des mesures plus strictes.
« La Commission a enfin présenté quelques options, sur deux pages. Cela donne davantage le sentiment d’être un peu un os à ronger que réellement une volonté d’aller de l’avant », a-t-il déclaré lundi aux journalistes.
(cm)