L'Espagne veut accélérer les négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur

Il est temps d’accélérer les négociations entre l'UE et les pays du Mercosur en vue d'un accord de libre-échange, a déclaré Jose Manuel Garcia-Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères, en visite au Brésil.

EURACTIV avec l'EFE
Jose Manuel Garcia-Margallo
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Il est temps d’accélérer les négociations entre l’UE et les pays du Mercosur en vue d’un accord de libre-échange, a déclaré Jose Manuel Garcia-Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères, en visite au Brésil.

« Le temps est venu d’accélérer », a déclaré Jose Manuel Garcia-Margallo, le ministre espagnol aux Affaires étrangères qui assistait à Sao Paulo aux « petits-déjeuners EFE » organisés par l’agence de presse.

L’accord d’association espéré entre l’UE et le Mercosur, le marché commun sud-américain qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela, « est dans notre intérêt à tous », estime le ministre espagnol, qui souligne que l’Espagne est le pays européen le plus ouvert aux négociations, contrairement à certains autres États membres, qui se montrent plus prudents.

L’été dernier, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait déjà assuré à Dilma Rousseff qu’elle ferait de son mieux pour accélérer les négociations.

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« Les quatre pays du Mercosur qui sont intéressés par les discussions doivent prendre une décision », poursuit-il, tout en excluant tout réel progrès avant les élections présidentielles argentines, qui se dérouleront en octobre. « Nous verrons ensuite s’ils veulent tous aller de l’avant à la même vitesse. »

Accord sans le Venezuela?

Le Venezuela, le membre le plus récent du Mercosur, « est un cas à part, puisqu’il entre dans le Mercosur plus lentement ». Le ministre a cité l’exemple des négociations entre l’UE et la Communauté andine, qui ont mené à un accord incluant le Pérou et la Colombie, mais pas l’Équateur.

Selon Jose Manuel Garcia-Margallo, un accord avec le Mercosur « nous permettrait de compléter le triangle entre l’Union européenne et l’Amérique latine », et, dans le cas du Brésil, « le potentiel est immense ». « Nous voulons que le Mercosur soit plus ouvert, pour éliminer les entraves tarifaires », conclut-il.

En ce qui concerne les relations bilatérales avec le Brésil, le ministre est catégorique : « la relation n’a jamais été mauvaise. Le seul hic qui alimente les rumeurs est le fait que Brasilia n’a pas appuyé la candidature (réussie) de l’Espagne pour le Conseil de sécurité de l’ONU. Là, c’est le type de réforme nécessaire au Conseil qui posait problème. »

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« Nous avons aujourd’hui un dialogue stratégique et des consultations permanentes », a noté le ministre, qui ajoute que sa rencontre du 15 juillet avec son homologue brésilien, Mauro Veira, a permis un examen approfondi du programme bilatéral.