L’Europe durcit les contrôles sur les produits japonais

La Commission européenne souhaite abaisser la quantité de césium et d’iode tolérée dans les denrées alimentaires japonaises importées dans l’UE.

EURACTIV.fr

La Commission européenne souhaite abaisser la quantité de césium et d’iode tolérée dans les denrées alimentaires japonaises importées dans l’UE.

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a fait part, mercredi 6 avril, de son souhait de réduire le niveau des substances radioactives jusque-là acceptées dans les produits en provenance du Japon.

Dans le cas du césium par exemple, la valeur limite dans les aliments solides va baisser de 1250 becquerels par kilogramme (Bq/kg) à 500 Bq/kg.

Ces nouvelles mesures sont mises en place de manière transitoire. « Nous avons décidé d’appliquer les valeurs japonaises, qui sont plus hautes que les nôtres », a expliqué le Président de la Commission.

La proposition de restriction supplémentaire sera examinée, vendredi 8 avril, par le Comité permanent de la sécurité alimentaire. Il se compose d’experts des États membres et est placé sous la présidence d’un membre de la Commission européenne.

Si le Comité se prononce favorablement sur la pertinence de ces nouvelles mesures, la Commission pourrait les adopter dès le 10 avril.

Déjà, le 26 mars, la Commission européenne avait mis au point une réglementation de contrôle  : 100% des denrées japonaises, en provenance directe de Fukushima, seraient testées.