L’Irlande dit oui au pacte budgétaire européen

A 60,3%, les Irlandais ont approuvé le texte signé en janvier, qui prévoit plus de rigueur budgétaire dans 25 pays de l’UE. Cette annonce porte à huit le nombre d’États qui ont ratifié l’accord.

EURACTIV.fr
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A 60,3%, les Irlandais ont approuvé le texte signé en janvier, qui prévoit plus de rigueur budgétaire dans 25 pays de l’UE. Cette annonce porte à huit le nombre d’États qui ont ratifié l’accord.

Dès la nuit du 31 mai, les premières rumeurs circulaient sur une très probable victoire du camp du oui au référendum organisé en Irlande sur le Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance. Après la fermeture des bureaux de vote jeudi soir, deux sources gouvernementales déclaraient à Reuters que le pacte budgétaire devrait être approuvé par environ 60% des électeurs.  

Ex-Tigre celtique

La confirmation de la victoire du oui à 60,3% est intervenue en fin d’après-midi vendredi 1er juin. Mais l’abstention se situe autour de 50,6%. 

Le gouvernement irlandais n’a pas caché son soulagement, se gardant cependant de tout triomphalisme dans cette période de crise de la zone euro. Il avait mis tout son poids dans la balance pour faire approuver ce pacte budgétaire, dont la ratification, condition sine qua non pour bénéficier du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), était jugée nécessaire pour faire revenir les investissements dans l’île.

L’ex-« Tigre celtique » a bénéficié en 2010 d’une aide financière de 85 milliards d’euros du FMI et de l’UE.

« Bonne nouvelle pour l’Europe »

Après l’annonce officielle des résultats, le gouvernement irlandais a déclaré que sa priorité serait maintenant la croissance « pour stimuler notre propre économie » tout en précisant avoir été « parmi les premiers États à œuvrer pour une stratégie de croissance en Europe. Cette stratégie doit désormais être développée ».

Sur ce point, le président de la République française s’est entretenu dans l’après-midi avec le Premier ministre irlandais, Enda Kenny. Selon le communiqué de l’Elysée, « ils sont convenus de travailler ensemble à une politique au service de la croissance et de l’emploi en Europe » et proposerons « des décisions ambitieuses en ce sens au prochain Conseil européen des 28 et 29 juin ».

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, s’est réjouit des résultats et y voit un « pas important vers la reprise et la stabilité » de la zone euro. « Je sais que beaucoup ont exprimé leurs préoccupations durant la campagne quant à la nécessité de la croissance. La Commission croit que la stabilité et la croissance vont ensemble et que l’on ne peut pas avoir l’une sans l’autre », a ajouté le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. 

La chancelière allemande, Angela Merkel, y voit une « bonne nouvelle pour l’Europe »

Les partisans du « non » ont reconnu leur défaite.  

8 sur 12

Parmi les 25 États de l’Union européenne ayant signé fin janvier le pacte visant à instaurer une plus grande discipline en matière de finances publiques, l’Irlande est le seul à avoir opté pour une ratification par référendum.

En comptant l’Irlande, huit pays ont maintenant ratifié le nouveau traité (Grèce, Portugal, Slovénie, Roumanie, Suède, Danemark, Lettonie). Quand le chiffre de 12 sera atteint, le TSCG rentrera en vigueur et s’appliquera pour ces pays.