L’OIT met en garde contre une pénurie massive d’emplois dès 2012
Le G20 travail et emploi s’est réuni les 26 et 27 septembre pour discuter de l’emploi et du renforcement de la cohérence politique au niveau multilatéral.
Le G20 travail et emploi s’est réuni les 26 et 27 septembre pour discuter de l’emploi et du renforcement de la cohérence politique au niveau multilatéral.
200 millions de personnes sont au chômage dans le monde. Le record de la crise de 1928 est presque atteint. Une situation qui risque d’empirer si aucune mesure n’est prise, prévient l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans une étude réalisée conjointement avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
« Si le taux de croissance de l’emploi se maintient à son niveau actuel d’1 %, il ne sera pas possible de récupérer les 20 millions d’emplois perdus dans les pays du G20 depuis le début de la crise en 2008 », souligne ce rapport demandé par la présidence française du G20.
40 millions d’emplois viendront à manquer l’année prochaine pour les pays du G20, beaucoup plus à l’horizon 2015, si le taux de croissance de l’emploi reste inférieur à 1% jusqu’à la fin de l’année 2012, met en garde l’OIT.
« Nous avons besoin d’une croissance de l’économie réelle qui génère du travail décent. Pour que cela se produise, la création d’emplois doit devenir la première des priorités macroéconomiques », a déclaré Juan Somavia, directeur général du BIT, lors de la réunion de travail du G20 le 27 septembre.
Un taux annuel de croissance de l’emploi d’au moins 1,3 % serait nécessaire pour retrouver d’ici 2015 le niveau d’emploi d’avant la crise. La crise de l’emploi affecte la demande des consommateurs et menace une reprise économique déjà fragile, rappelle le rapport.
A l’issue de cette réunion de travail, les ministres du Travail et de l’Emploi devraient adopter des recommandations qui seront examinées lors du sommet du G20 prévu à Cannes début novembre.