L'UE acclame le « remarquable » engagement de la Grande-Bretagne envers le climat
La commissaire européenne à l'action climatique, Connie Hedegaard, a vivement félicité la décision du gouvernement britannique de réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 dans les 14 années à venir si l'UE faisait de même.
La commissaire européenne à l'action climatique, Connie Hedegaard, a vivement félicité la décision du gouvernement britannique de réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 dans les 14 années à venir si l'UE faisait de même.
« Il s’agit d’un exemple remarquable de forte volonté d’agir malgré les temps économiques difficiles », a déclaré Connie Hedegaard.
La décision des Britanniques confirme que les politiques climatiques intelligentes ont amélioré la sécurité énergétique et la croissance économique, selon la Commission.
« Avec cette décision, le Royaume-Uni saisit une énorme opportunité économique et d’innovation, qui va rendre son économie plus compétitive dans le futur », a conclu Mme Hedegaard.
Les querelles ministérielles entre les différents services avaient suscité des craintes quant à une éventuelle dilution des objectifs du Royaume-Uni pour 2025.
Mais au parlement, le 17 mai, le secrétaire à l’énergie, Chris Huhne a annoncé qu’une diminution de 50 % des émissions, faisant l’objet d’une moyenne sur les années 2023 à 2027, serait ratifiée.
« En prenant cet engagement, nous positionnerons le Royaume-Uni comme acteur clé de l’économie à faible intensité en carbone, créant de nouvelles industries et de nouveaux emplois », a déclaré le premier ministre britannique, David Cameron.
En 2010, les émissions du Royaume-Uni étaient de 25 % inférieures à celles des niveaux de 1990. L’objectif de l’UE à long terme, dans le cadre d’une loi contraignante, est de diminuer les gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050.
La Grande-Bretagne fait partie des quelques Etats européens qui souhaite que l’Union renforce son objectif de réduction des émissions d’ici 2020, une évolution à laquelle s’oppose de nombreux pays d’Europe de l’Est.
Actuellement, l’UE affirme qu’elle accroîtra seulement ses ambitions si tous les pays, y compris les deux plus grands pollueurs, les Etats-Unis et la Chine, acceptent un accord mondial qui prendrait la suite du Protocole de Kyoto après 2012.
De nombreux analystes pensent qu’un tel accord sera presque impossible à conclure, comme les discussions des Nations unies sont depuis longtemps dans l’impasse quant au partage du poids des diminutions d’émissions entre les pays industrialisés et les économies émergentes.
« Nous réviserons les progrès effectués lors des négociations sur le climat qui se tiendront début 2014 », peut-on lire dans une déclaration du gouvernement britannique, ajoutant que si les émissions de carbone industrielles de l’UE diminuaient plus lentement que ce que prévoit le Royaume-Uni au niveau national, il reverrait ses propres objectifs.
Cela a quelque peu refroidi l’enthousiasme des groupes verts.
« Cet ajout d’une clause de sortie, au cas au l’Europe ne diminue pas ses émissions suffisamment vite, engendre une incertitude inutile qui pourrait entraver la confiance du monde des affaires », a déclaré Friends of the Earth.
(EURACTIV with Reuters. Article traduit de l’anglais par EURACTIV.)