L’UE convient d'une feuille de route pour éviter une future crise financière [FR]
Les ministres européens des Finances ont convenu d'un plan destiné à réviser les règles financières de l'Union et à améliorer la gestion des crises bancaires transfrontalières afin d'éviter une répétition de l'agitation des marchés de cet été suite à la crise américaine hypothécaire du sub-prime.
Les ministres européens des Finances ont convenu d’un plan destiné à réviser les règles financières de l’Union et à améliorer la gestion des crises bancaires transfrontalières afin d’éviter une répétition de l’agitation des marchés de cet été suite à la crise américaine hypothécaire du sub-prime.
Les ministres européens des Finances, réunis à Luxembourg le 9 octobre, ont convenu d’une feuille de route sur une période de 15 mois pour examiner si les règles financières doivent être changées pour améliorer la gestion des crises bancaires transfrontalières à l’avenir et éviter une répétition de l’agitation des marchés comme ce fut le cas l’été dernier.
Le programme se concentre sur quatre aspects :
- améliorer la transparence, en particulier en ce qui concerne les instrument financiers complexes, notamment en examinant les règles en matière de divulgation obligatoire pour les banques ;
- améliorer l’estimation des investissements, en convenant de normes communes ;
- renforcer les mécanismes de surveillance, par un meilleur partage des informations entre les autorités nationales et le développement d’accords de coopération transfrontalière, et
- améliorer le fonctionnement du marché, en se concentrant particulièrement sur les agences de notation de crédit, accusées de conflits d’intérêt potentiels, car elles sont rémunérées au titre de consultants par les banques mêmes dont elles notent les dettes. La question pourrait également être soulevée lors d’une réunion du G7, regroupant les principaux pays industrialisés du 19 au 22 octobre, sur la situation des marchés financiers internationaux.
Les ministres européens ont également demandé l’établissement d’un cadre commun pour définir si la crise du secteur bancaire devrait être considérée comme une sérieuse perturbation de l’économie. Ils ont de plusinvité la Commission à traiter rapidement les évaluations visantà déterminer si les injections des gouvernements constituent une aide d’Etat illégale pour en limiter les répercussions.