L'UE et la Russie concluent un accord et cherchent à effacer leurs différends [FR]
L'UE et la Russie ont conclu, mardi 10 mai, un accord important répondant à la volonté des deux partenaires de bâtir "une Europe sans lignes de fracture". Certains dossiers continuent néanmoins à ternir les relations entre Bruxelles et Moscou.
L’UE et la Russie ont conclu, mardi 10 mai, un accord important répondant à la volonté des deux partenaires de bâtir « une Europe sans lignes de fracture ». Certains dossiers continuent néanmoins à ternir les relations entre Bruxelles et Moscou.
L’accord sur les quatre « espaces communs » conclu lors du sommet de Moscou vise à approfondir la coopération entre la Russie et l’Union européenne dans un grand nombre de domaines. Même si très peu d’initiatives concrètes auront finalement été annoncées, le sommet a confirmé l’amélioration des relations entre les deux partenaires, au plus bas lors du précédent sommet organisé dans le cadre de la présidence néerlandaise de l’Union.
Plusieurs points de contentieux demeurent cependant. L’un d’entre eux porte sur la question des visas : Moscou réclame le droit pour ses citoyens d’entrer dans l’UE sans visa, mais Bruxelles réclame en retour de la Russie qu’elle accueille les migrants illégaux ayant transité par son territoire avant de pénétrer illégalement dans l’UE. Le président russe, Vladimir Poutine, a estimé qu’il n’était pas correct de « lier la question de l’assouplissement du régime des visas au dossier des accords de réadmission. » Les deux parties ont cependant accepté de poursuivre les négociations sur ces sujets sensibles.
Dans l’accord conclu le 10 mai, les deux partenaires s’engagent par ailleurs à appuyer les efforts d’organisations internationales telles que les Nations Unies et le Conseil de l’Europe, mais aussi à agir pour améliorer le sort des minorités vivant sur leur territoire.
Européens et Russes ont également effectué des progrès significatifs sur la question de la résolution des conflits régionaux affectant certaines des anciennes républiques soviétiques (Transnistrie en Moldavie, Abkhazie et Ossétie du sud en Géorgie, Nagorno-Karabakh en Azerbaïdjan).
Quant à la question du tracé des frontières entre la Russie et ses voisins baltes, elle demeure non résolue. « Nous sommes prêts à signer un accord sur notre frontière […] avec l’Estonie et la Lettonie, [à condition que ces pays ne formulent pas] des revendications territoriales stupides », a notamment déclaré le président Poutine.