L’UE menace la Biélorussie de nouvelles sanctions [FR]

L’UE menace de prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de la Biélorussie après la "farce" des élections présidentielles du 19 mars 2006. Le Président Loukachenko a quant à lui fait savoir que "si l’UE cherche des problèmes en Biélorussie, elle en trouvera".

L’UE menace de prendre de nouvelles sanctions à l’encontre de la Biélorussie après la « farce » des élections présidentielles du 19 mars 2006. Le Président Loukachenko a quant à lui fait savoir que « si l’UE cherche des problèmes en Biélorussie, elle en trouvera ».

La Biélorussie est de plus en plus isolée sur la scène internationale et fait l’objet de nouvelles sanctions à la suite des élections présidentielles du 19 mars 2006, qui ont soi-disant confirmé le rôle du président en exercice Alexandre Loukachenko. L’Occident a affirmé sans équivoque que ces élections n’ont été ni libres ni justes.

Loukachenko a recueilli 82,6% des suffrages, contre 6% pour son principal adversaire, Alexandre Milinkevich.

Parmi les sanctions déjà appliquées par l’UE figure une interdiction de visa sur six dirigeants biélorusses.

Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont qualifié ces élections de « farce » et considèrent qu’elles n’ont pas rempli les normes internationales.

S’adressant au nom de la présidence de l’UE, la ministre autrichienne des affaires étrangères, Ursula Plassnik, a affirmé que la tenue du scrutin était « inacceptable ». Dans un communiqué, la Présidence a également « rejeté catégoriquement » les allégations du gouvernement biélorusse selon lesquelles l’UE serait tenue pour responsable de la violence à laquelle Minsk pourrait recourir contre les militants de l’opposition.

Demandant des sanctions à l’encontre de Minsk, le président du Parlement européen, Josep Borrell, a déclaré que ces élections « étaient entachées d’un grand nombre d’irrégularités, d’exemples de violence et d’arrestations arbitraires », et a demandé au Conseil de « prendre pleinement en considération les critiques du Parlement quand il décidera de prendre des sanctions contre le gouvernement biélorusse ».

Lors du conseil Relations extérieures, les ministres européens des affaires étrangères ont fait savoir qu’ils lanceraient des débats sur des mesures restrictives « contre les personnes responsables de ces actes ».

Par ailleurs, Washington demande la tenue de nouvelles élections en Biélorussie car les Etats-Unis ne peuvent accepter le résultat de ce scrutin. Le porteparole de la Maison blanche, Scoot McClellan, a ainsi déclaré : « Nous soutenons la demande de nouvelles élections ».

En revanche, le Président russe, Vladimir Poutine a félicité M. Loukachenko pour sa « victoire nette ».

Commentant les réactions de l’Occident, Alexandre Loukachenko a déclaré « ne pas craindre d’être davantage isolé », ajoutant : « si l’UE cherche des problèmes en Biélorussie, elle en trouvera ».