L’UE prévoit des sanctions contre Bachar Al-Assad
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de sanctionner le président syrien en personne.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de sanctionner le président syrien en personne.
Les pays de l’UE ont frappé le président syrien Bachar Al-Assad, ainsi que neuf autres personnalités proches du régime, d’une interdiction de visa et d’un gel des avoirs, lundi 23 mai. La décision prendra effet mardi, après publication au journal officiel de l’UE.
Les ministres européens des Affaires étrangères avaient déjà sanctionné 13 autres figures liées au régime, décrété un embargo sur les armes et interrompu l’aide européenne au développement, le 9 mai dernier.
Plusieurs diplomates européens ont estimé que la décision était de nature avant tout symbolique, les canaux de financement du régime syrien n’étant pas dépendants de l’Europe.
Certains ministres, dont Alain Juppé et ses homologues allemand et britannique, ont apporté un soutien clair à ces sanctions avant le début de la réunion.
« La répression en Syrie se poursuit et il est important de voir reconnu le droit à un processus pacifique, la libération des prisonniers politiques et l’engagement de réformes, pas la répression », a notamment déclaré le chef de la diplomatie britannique, William Hague.
Selon l’ONU et les ONG, le mouvement de contestation qui agite la Syrie depuis la mi-mars aurait fait plus de 900 morts. Pourtant, les pays de l’UE ont hésité un mois durant avant sanctionner directement Bachar Al-Assad.