L’UE veut doper les médicaments innovants

L’Europe va injecter 156,3 millions d’euros supplémentaires afin d’accélérer la recherche et le développement des nouveaux médicaments dans le cadre d’une vague d’investissement public-privé dans les médicaments innovants.

L’Europe va injecter 156,3 millions d’euros supplémentaires afin d’accélérer la recherche et le développement des nouveaux médicaments dans le cadre d’une vague d’investissement public-privé dans les médicaments innovants.

Le financement est la deuxième phase d’action de l’initiative sur les médicaments innovants (IMI), une joint-venture entre la Commission européenne, des membres de la fédération européenne de l’industrie pharmaceutique et certaines associations. Cette initiative prévoit un investissement de 246 millions de dollars pour les médicaments innovants en 2009.  

Le commissaire européen à la Rercherche, Janez Poto?nik, a indiqué que ce projet allait améliorer l’attractivité de l’Europe dans le domaine de la pharmacie et de la recherche et développement. Il s’agit de s’assurer que des résultats en recherche fondamentale puissent être rapidement transformés en de nouveaux traitements innovants.

Le caractère fragmenté des infrastructures de recherches biomédicales deviennent préoccupantes. D’autre part, certains universitaires se sont plaints du fait que la recherche était devenue horriblement chère depuis l’introduction de la directive européennes sur les essais cliniques. 

Signe des efforts déployés pour donner un élan à la réforme des infrastructures européennes de recherche, l’IMI a nommé Michel Goldman, professeur d’immunologie à l’Université libre de Bruxelles (ULB) comme directeur éxecutif. 

Le deuxième appel à proposition, qui va être lancé à la fin du mois de septembre, se concentre sur neuf sujets, tels que le renforcement de l’efficacité de nouveaux médicaments ou l’amélioration des diagnostiques pour faciliter les essais cliniques.

POSITIONS :

Le commissaire européen à la Science et la Recherche, Janez Poto?nik, a souligné les réalisations et avancées majeures de l’initiative. « L’IMI est notre réponse au besoin d’amélioration de l’attractivité européenne en matière de recherche et développement (R&D) pharmaceutique et pour garantir que les résultats de la recherche fondamentale peuvent être rapidement convertis en nouveaux traitement innovants », a-t-il expliqué. Nous devrions voir très bientôt les résultats de ce passionnant mécanisme de recherche, et de nouveaux médicaments innovants devraient arriver sur le marché européen plus rapidement.

S’adressant aux médias lors de cet évènement, Arthur J. Higgins, le PDG de Bayer HealthCare et président de EFPIA, a salué la collaboration de l’industrie et de la Commission européenne. « L’IMI montre clairement que l’Europe veut être en première ligne de l’innovation biopharmaceutique. En accélérant et en optimisant les processus de R&D, nous tentons de faire disparaître les goulots d’étranglement du processus de développement de médicaments », a-t-il indiqué. 

« Pour cette raison, dit-il, nous avons déjà investi 246 millions d’euros – dont 136 millions de l’industrie – dans les propositions acceptées en ce moment. Le plus grand succès de cette initiative réside dans le fait d’avoir rapproché les ennemis traditionnels : les sociétés pharmaceutiques et les acteurs universitaires ; cet effort sans comparaison vise à accélérer la découverte de médicaments innovants. »

Le nouveau directeur exécutif de l’Initiative pour des médicaments innovants (IMI), le professeur Michel Goldman, a déclaré se réjouir de rejoindre l’IMI à un tel moment de son développement. Sur la base de ses précédentes expériences dans des partenariats public-privé, sa première priorité sera de renforcer les ponts entre les mondes universitaire et industriel dans l’intérêt des patients.