La Commission cherche des réponses à la crise de l'acier
Bruxelles a présenté un plan d'action pour relancer la sidérurgie européenne. La demande d'acier a baissé de 27% par rapport à son niveau de 2007. Des mesures insuffisantes, selon certains observateurs.
Bruxelles a présenté un plan d’action pour relancer la sidérurgie européenne. La demande d’acier a baissé de 27% par rapport à son niveau de 2007. Des mesures insuffisantes, selon certains observateurs.
La sidérurgie européenne est compétitive et mérite un plan de relance, estime la Commission européenne.
Celle-ci a présenté, mardi 11 juin, une communication qui détaille des mesures pour stimuler la demande d’acier.
L’Union européenne est le deuxième producteur mondial, avec plus de 177 millions de tonnes par an. Mais, depuis la crise qui a touché le secteur en 2007, la demande a chuté de 27%, et l’emploi de 10%.
Attirer les jeunes
Pour la Commission européenne, « ce secteur doit (…) pouvoir attirer des talents jeunes et créatifs », puisque « 20 % des effectifs actuels » l’auront quitté entre 2005 et 2015 et « près de 30 % d’ici 2025 ».
Le plan met l’accent sur le bâtiment et l’automobile, qui concentrent à eux deux environ 40% de la demande.
La Commission « est déterminée à recenser les charges excessives, les incohérences, les lacunes et les mesures inefficaces » de la législation européenne en vigueur, précise la communication.
Peu de nouvelles mesures
Ce plan ne fait pas l’unanimité parmi les acteurs de l’acier. Le faible nombre de nouvelles mesures, la nécessité d’actions plus fortes pour réduire les surcapacités, remédier à la faiblesse de la demande et améliorer les conditions de financement, sont critiqués.
Par ailleurs, la Commission ne propose pas aux Etats d’intervenir pour maintenir en activité les aciéries dont la fermeture a été entérinée, une mesure réclamée par les syndicats.
En France, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait évoqué une « nationalisation transitoire » du site ArcelorMittal de Florange, avant d’abandonner cette solution. De son côté, la région wallonne a évoqué la possibilité de nationaliser un autre site ArcelorMittal à Liège.