La Commission et l'Italie lancent un fonds pour les réfugiés syriens

Le premier fonds destiné à répondre à la crise spécifiquement à la crise syrienne a été lancé. Seule l'Italie y abonde pour l'instant. Un article d'Euractiv Italie.

EURACTIV Italie
Réfugié syrien.
Réfugié syrien. [<a href="" target="_blank" rel="noopener">[DonaBozzi/Shutterstock]</a>]

Le premier fonds destiné à répondre à la crise spécifiquement à la crise syrienne a été lancé. Seule l’Italie y abonde pour l’instant. Un article d’Euractiv Italie.

En marge de la réunion des ministres des affaires étrangères européens à Bruxelles, l’Italie et la Commission européenne ont signé un accord visant à la création d’un fonds régional destiné à aider les réfugiés syriens et les communautés qui les accueillent en Égypte, en Jordanie, en Irak, au Liban et en Turquie. Le financement initial prévu est de 23 millions d’euros. L’UE contribuera à hauteur de 20 millions, alors que l’Italie, en qualité de premier donateur, versera les 3 millions restant. D’autres financements seront ajoutés en 2015.

Le fonds en question aura une portée régionale et permettra à l’UE et à ses membres d’intervenir ensemble et de manière flexible et rapide face à une situation qui évolue constamment. Il devra avoir des frais de gestion très réduits et pourrait servir à l’avenir comme instrument de financement pour la reconstruction après un conflit.

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L’UE répète sa volonté d’agir

« La crise syrienne est la crise la plus critique advenue dans le voisinage de l’UE depuis des décennies », affirme Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères. Federica Mogherini s’est rendue dans la région récemment et y a confirmé la ferme volonté de l’UE d’aider les millions de réfugiés et de personnes déplacées dans le pays. « L’UE est également déterminée à soutenir tout effort visant à trouver une solution politique à la crise », a également assuré la haute représentante, qui ajoute que ce fonds a vocation de « compléter de manière considérable l’aide européenne ».

L’Union européenne continue de se soucier des millions de Syriens devenus réfugiés politiques, assure quant à lui Johannes Hahn, commissaire au voisinage et à la politique d’élargissement. Selon lui, « les conséquences de ce conflit sont déjà visibles en termes de sécurité dans l’UE, notamment en ce qui concerne l’immigration clandestine, la polarisation entre des communautés religieuses et le départ d’Européens qui rejoignent les rangs des combattants syriens ». Le commissaire conclut donc qu’il faut « avancer une réaction renforcée et plus cohérente » à la crise.

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Paolo Gentiloni, le ministre des affaires étrangères italien, s’est déclaré « convaincu que ce nouvel instrument améliorera la qualité de l’aide apportée aux réfugiés ». « Depuis 2012, l’Italie a participé à hauteur d’environ 60 millions d’euros à l’aide humanitaire et aux besoins de relèvement rapide en Syrie », rappelle-t-il en outre. Grâce au nouveau fonds régional, il espère pouvoir apporter une aide élargie et une réponse plus cohérente à la crise.

Lors de cette dernière réunion des ministres des affaires étrangères sous la présidence italienne, les ministres ont également abordé des questions liées aux Balkans occidentaux, à la Bosnie, à l’Irak et à la Libye. Il a par ailleurs été annoncé que Federica Mogherini se rendra à Kiev 16 et 17 décembre.

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