La communauté internationale sous le choc après la fusillade de Toulouse
De Bruxelles à Washington, les réactions se multiplient.
De Bruxelles à Washington, les réactions se multiplient.
L’émoi provoqué par la fusillade qui a eu lieu, lundi 19 mars, devant le collège-lycée juif Ozar Hatorah, à Toulouse, retentit largement au-delà des frontières nationales.
Dans un communiqué, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, s’est dit « choqué » par la nouvelle. « Cette attaque contre une école et contre des enfants est un crime odieux », a-t-il ajouté. Même condamnation du côté de la Commission européenne. Son président, José Manuel Barroso, a voulu « exprimer toute l’horreur que nous inspire cette violence aveugle ».
Exprimant sa compassion avec la communauté juive, le président du Parlement européen Martin Schulz espère « que les criminels seront trouvés et poursuivis en justice le plus vite possible ».
Différents chefs de gouvernement européens ont également réagi, à l’instar d’Angela Merkel, du Belge Elio di Rupo et de l’Italien Mario Monti.
« Etrangers aux valeurs de l’humanité »
Celui-ci a d’ailleurs souligné la dimension particulière associée à ce crime, qui ciblait une population de confession juive. « L’antisémitisme, la xénophobie et l’intolérance sont totalement étrangers (…) aux valeurs de l’humanité entière », écrit le dirigeant italien dans un communiqué.
Ban Ki Moon, secrétaire général de l’Onu et la Maison blanche, ont également réagi à l’événement.
Un tireur, arrivé à moto ou à scooter, a tué un professeur de religion de 30 ans, ses enfants de 3 et 6 ans, et la fille de 10 ans du directeur de l’établissement, avant de prendre la fuite.
La fusillade a aussi fait un blessé grave, un adolescent de 17 ans, selon le procureur de la République de Toulouse.?? Il s’agit de la première attaque antisémite de cette ampleur depuis 30 ans en France. Les candidats à la présidentielle ont convenu de suspendre la campagne pendant deux jours.