La France et l’Italie veulent se montrer soudées sur la Libye
Outre le dossier migratoire, la situation en Libye était au menu du sommet franco-italien, mardi 26 avril.
Outre le dossier migratoire, la situation en Libye était au menu du sommet franco-italien, mardi 26 avril.
Malgré les liens historiques entre la Libye et l’Italie et le contexte très tendu entre Paris et Rome, Silvio Berlusconi a accepté de renouveler, au côté de la France, sa condamnation du régime du Guide libyen. “Khadafi et son régime ont perdu toute légitimité”, ont déclaré les chefs d’État. “La France et l’Italie ont reconnu que le Conseil national de Transition libyen est le représentant légitime du peuple libyen”, ont insisté les deux pays.
Par ailleurs, Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont déclaré qu’ils “n’accepteraient plus d’hydrocarbures vendus par Khadafi et son régime”. Ils ont appelé les États et les opérateurs du marché pétrolier à “refuser toute opération de commercialisation ou de transport d’hydrocarbures qui puisse avantager le régime de Khadafi”.
Relancer l’Union pour la Méditerranée
A la suite des évènements en Afrique du Nord, au Proche et au Moyen Orient, les deux pays ont également estimé nécessaire de “refonder” les relations entre l’Union européenne et ses pays voisins. Ils veulent également “relancer » l’Union pour la Méditerranée, au point mort à cause du conflit entre Israëliens et Palestiniens.
L’immigration irrégulière, qui oppose la France et l’Italie depuis la chute des régimes tunisien et libyen, “doit représenter un impératif commun aux partenaires des deux rives de la Méditerranée”, estiment également Paris et Rome.
Selon eux, “cette ambition et cette priorité au voisinage méridional” devront être prises en compte dans les propositions de la Commission sur le prochain budget pluriannuel de l’UE pour la période 2014-2020. Elles devraient être présentées avant l’été.
Les deux pays ont enfin rappelé “leur attachement” au renforcement de la Politique de Sécurité et de Défense commune (PSDC). Ils se sont dits favorables au renforcement des capacités de l’UE dans le domaine de la planification et de la conduite des opérations de l’UE.