La France proposera des visas et l’asile à sept athlètes afghanes

Sollicité par une députée communiste, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé mardi (15 novembre) que la France délivrerait des titres de séjour aux sept handballeuses afghanes actuellement réfugiées au Pakistan après avoir fui le régime taliban.

Euractiv France
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a déclaré que si les sept athlètes afghanes « déposent des demandes d’asile en France […], nous souhaitons qu’elles puissent trouver l’asile sur le territoire national ». [EPA-EFE/THOMAS SAMSON / POOL MAXPPP OUT]

Sollicité par une députée communiste, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé mardi (15 novembre) que la France délivrerait des titres de séjour aux sept handballeuses afghanes actuellement réfugiées au Pakistan après avoir fui le régime taliban.

Lors des questions au gouvernement mardi (15 novembre), la députée communiste Soumya Bourouaha a attiré l’attention sur le fait qu’en Afghanistan, les droits des femmes se dégradent fortement : « pour les femmes, interdites d’école, de travail, de déplacement sans l’accompagnement d’un homme ».

En particulier, les sportives de haut niveau ont été interdites d’exercer par le régime des talibans, qui, lundi (14 novembre) « ont annoncé qu’ils appliqueraient désormais strictement la loi islamique signant ainsi le retour des exécutions, flagellations, amputations et lapidations en public », a expliqué Mme Bourouaha.

La députée communiste a alerté sur le fait que « de nombreuses athlètes de haut niveau tentent chaque jour de fuir l’Afghanistan pour échapper à la répression ». Notamment, sept handballeuses afghanes sont aujourd’hui réfugiées à Islamabad, au Pakistan.

Selon elle, « toutes les conditions sont remplies pour que leur accueil soit pleinement assuré en France […] et tous nos interlocuteurs nous ont dit qu’ils allaient agir rapidement pour qu’elles obtiennent un visa ».

Pourtant, les sept handballeuses « n’ont toujours pas été contactées par l’ambassade de France à Islamabad et vivent dans des conditions indignes et non sécuritaires ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a alors annoncé que la France leur accorderait « des titres de séjour » et que, « si elles déposent des demandes d’asile en France […], nous souhaitons qu’elles puissent trouver l’asile sur le territoire national ». L’autorité compétente pour prononcer cette dernière décision est l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA).

M. Darmanin a indiqué que « des discussions autour de la sécurité » sont en cours. Cela sera fait « dès que cela sera possible, nous pourrons non seulement délivrer des titres de séjour, mais aussi contribuer à leur rapatriement sur le territoire de la République ».