La Hongrie en faveur d’une augmentation du budget européen

En visite à Paris le 7 juillet, le ministre des Affaires étrangères hongrois s’est prononcé pour un budget européen plus conséquent. Le pays présidera le Conseil de l’UE en janvier 2011.

EURACTIV.fr

En visite à Paris le 7 juillet, le ministre des Affaires étrangères hongrois s’est prononcé pour un budget européen plus conséquent. Le pays présidera le Conseil de l’UE en janvier 2011.

Si un budget fédéral européen est loin d’exister, le ministre hongrois des Affaires étrangères Janos Martonyi estime que les États membres doivent s’engager au-delà de 1% du PNB européen, le budget européen actuel. Une avancée selon lui possible, puisque dans le passé, le budget européen a été plus élevé, autour de 1,2%. « Aller jusqu’à 1,5% ne me semble pas exagéré », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, les dépenses sont plafonnées par le cadre financier pluriannuel autour de 1% du PNB tandis que le plafond des ressources, fixé par une décision du Conseil, se situe à 1,23% en crédits de paiement et 1,29% en crédits d’engagement.

Pour financer cette hausse, le ministre juge qu’il « faut des ressources additionnelles pour l’UE », mais rappelle qu’il est nécessaire d’avancer prudemment sur cette question sensible. La Hongrie, qui succèdera à la Belgique à la présidence du Conseil en janvier 2011, travaillera à la renégociation du cadre financier.

Interrogé par EURACTIV.fr sur l’évolution du budget européen, l’ambassadeur de Belgique en France Baudouin de la Kethulle de Ryhove a répondu que la révision du cadre financier était une « priorité commune » au trio de présidences (espagnole, belge, hongroise) mais qu’il ne pouvait dire de quelle manière elle prendrait forme.

Selon le ministre hongrois, la gouvernance économique de l’UE et les objectifs de la stratégie Europe 2020 ne pourront aboutir pleinement sans un budget européen plus élevé. Selon l’économiste Jacques Le Cacheux, à son niveau actuel le budget n’assure aucune des trois fonctions budgétaires (allocation, redistribution et stabilisation) et devrait donc être augmenté à 2 voire 3% du PNB de l’Union.

Outre la gouvernance économique, Janos Martonyi a défendu des politiques de l’Union ambitieuses. Il a rappelé que « la Hongrie était un allié fort de la France » sur le maintien  des moyens destinés à la politique agricole commune. De même, la politique de cohésion doit selon lui au minimum demeurer au même niveau. Enfin, il a déploré la faiblesse des moyens destinés à la politique de recherche européenne, gage de la compétitivité de l’UE.