La Méditerranée, priorité majeure pour l’UE, selon Lamassoure
Le député européen estime que l’UE doit proposer aux pays arabes, qui connaissent des moments révolutionnaires, des « programmes de transition démocratique ».
Le député européen estime que l’UE doit proposer aux pays arabes, qui connaissent des moments révolutionnaires, des « programmes de transition démocratique ».
L’Union pour la Méditerranée (UPM) n’existe pas encore, a estimé, mercredi 2 mars, l’eurodéputé (UMP – PPE) Alain Lamassoure, à l’occasion de la conférence de lancement du rapport annuel de la Fondation Robert-Schuman. «L’UPM n’a pas vu le jour à cause du conflit israélo-palestinien», a-t-il affirmé.
Au cours d’une allocution télévisée, le président Nicolas Sarkozy a déclaré, dimanche 27 février, qu’il fallait «refonder» l’UPM, alors que des mouvements révolutionnaires ont lieu actuellement dans plusieurs pays d’Afrique du Nord. Les pays européens ont aussi convenu de se réunir pour un sommet spécial consacré aux conséquences de ces crises, vendredi 11 mars à Bruxelles.
« Tant que les choses ne sont pas stabilisées dans le monde arabe, il est urgent de ne rien décider», a affirmé le député européen. Il estime qu’il est nécessaire d’en savoir davantage sur la manière dont vont se stabiliser ces pays, ainsi que sur les dirigeants qui y prendront le pouvoir. Il a recommandé à l’UE d’«éviter les ingérences», mais de proposer des «programmes d’aide à la transition démocratique».
L’Europe, et en particulier la diplomate en chef de l’UE, Catherine Ashton, dispose de tous les outils nécessaires pour mettre en œuvre des actions globales en direction de ces pays, a-t-il ajouté.
« Le monde arabe est en train de changer de siècle. Dans ce contexte, la Méditerranée devient une priorité majeure pour l’Union européenne», a poursuivi Alain Lamassoure. Il a relativisé l’importance des flux migratoires pointé par certains. «Ce sont des mouvements totalement transitoires», a-t-il jugé.