Après sa démission, la Première ministre suédoise tend la main à la droite pour écarter l'extrême droite

La désormais ex-Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson a promis une transition en douceur vers le nouveau gouvernement, tout en laissant la porte ouverte au centre-droit si cela permettait d'écarter l'extrême droite du pouvoir.

EURACTIV.com
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La dirigeante sociale-démocrate Magdalena Andersson a remis sa demande de démission au président du Parlement Andreas Norlén à 11 heures ce jeudi matin (15 septembre) — et dirigera un gouvernement intérimaire pendant que le bloc de droite mène des discussions de coalition afin de former un gouvernement. [ EPA-EFE/TIM ARO / TT SWEDEN OUT]

La désormais ex-Première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson a promis une transition en douceur vers le nouveau gouvernement après sa démission, tout en laissant la porte ouverte au centre-droit si cela permettait d’écarter l’extrême droite du pouvoir.

La dirigeante sociale-démocrate Magdalena Andersson a remis sa demande de démission au président du Parlement Andreas Norlén à 11 heures ce jeudi matin (15 septembre) et dirigera un gouvernement intérimaire pendant que le bloc de droite mène des discussions de coalition afin de former un gouvernement.

Après sa rencontre avec M. Norlén, la Première ministre par intérim a tenu une très brève conférence de presse au Riksdag, déclarant aux législateurs qu’elle agirait « de telle sorte que nous ayons un changement de pouvoir ordonné. »

« Si les Modérés changent d’avis et veulent travailler avec moi plutôt qu’avec les Démocrates suédois, ma porte est ouverte », a-t-elle également déclaré.

Le parti les Modérés de centre-droit a accepté de coopérer avec les Démocrates de Suède d’extrême droite lors des élections. Cela a permis au bloc de droite de remporter 176 sièges au Parlement face à 173 pour la gauche menée par les Sociaux-démocrates.

Interrogée sur sa relation avec le dirigeant des modérés et probable futur Premier ministre, elle a répondu qu’elle n’avait « aucune dent contre Ulf Kristersson », l’homme chargé de former le nouveau gouvernement suédois.

[Edité par Davide Basso]