La Moldavie se dote d'un gouvernement pro-européen
Le Parlement moldave a approuvé vendredi (6 août) la nomination d’un nouveau gouvernement, conduit par une ex-ministre des Finances et loyal à la présidente pro-européenne Maia Sandu, mettant fin à une crise politique qui secouait le pays depuis des mois.
Le Parlement moldave a approuvé vendredi (6 août) la nomination d’un nouveau gouvernement, conduit par une ex-ministre des Finances et loyal à la présidente pro-européenne Maia Sandu, mettant fin à une crise politique qui secouait le pays depuis des mois.
« Ce gouvernement ne va pas voler », a déclaré la nouvelle Première ministre Natalia Gavrilita, 43 ans, promettant de « nettoyer les structures d’État des (fonctionnaires) corrompus », de réformer la justice et de lutter contre la pauvreté.
« Pendant 30 ans, la classe politique se servait des structures étatiques pour s’enrichir », a-t-elle accusé.
Mme Gavrilita a promis de « confisquer l’argent aux responsables corrompus et le dépenser pour la rénovation des écoles » et des routes dans cette petite ex-république soviétique, coincée entre la Roumanie et l’Ukraine et qui est un des pays les plus pauvres d’Europe.
« Nous devons montrer qu’un gouvernement d’incorruptibles est bon pour le pays », a-t-elle ajouté.
Le gouvernement a été approuvé par 61 députés du parti de Mme Sandu sur un total de 101 élus. Les parlementaires d’opposition socialiste, communiste et celle du parti populiste Shor n’ont pas participé au vote.
Élue fin 2020 pour succéder au prorusse Igor Dodon, la présidente Sandu n’a pas pu former de gouvernement pendant de longs mois, faute de majorité parlementaire.
Elle a finalement pu dissoudre l’assemblée et son parti Action et solidarité (PAS, centre droit) a largement remporté les élections législatives, obtenant la majorité absolue.
La Moldavie est secouée depuis son indépendance en 1991 par des crises politiques à répétition et doit gérer un conflit gelé en Transdniestrie, un territoire séparatiste soutenu par Moscou qui échappe à son contrôle.
Le pays a également connu de nombreux scandales de corruption dont le plus retentissant en 2015 portait sur la disparition d’un milliard de dollars — l’équivalent de 15 % du PIB — des caisses de trois banques.