La restructuration de la dette grecque de plus en plus crédible

Les solutions envisagées par Berlin retiennent l’attention de Bruxelles.

EURACTIV.fr

Les solutions envisagées par Berlin retiennent l’attention de Bruxelles.

« Extrêmement spéculative ». C’est ainsi que la dette souveraine grecque est désormais qualifiée par l’agence de notation Standard and Poor’s.

Au lendemain de son abaissement de B à CCC, qui aura sans doute des répercussions sur les notes attribuées aux grandes banques grecques (National Bank of Greece, EFG Eurobank Ergasias, Alpha Bank et Piraeus Bank), l’hypothèse du rééchelonnement des emprunts du pays devient de plus en plus crédible.

« Nous préparons un accord [prévoyant] que les banques garderont leurs titres plus longtemps et de façon volontaire », a déclaré le Commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Or, ce scénario, largement soutenu par Berlin, serait assimilé de facto comme un défaut de paiement, selon S&P.

« Eviter un événement de crédit »

Lors d’un discours prononcé le 13 juin à la London school of economics, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a multiplié les avertissements  : « Nous devons éviter tout ce qui déclencherait un événement de crédit », a-t-il insisté, s’opposant à l’implication des acteurs privés dans le renflouement de la Grèce.  

Selon des sources officielles, ces derniers pourraient cependant financer le deuxième plan d’aide à la Grèce à hauteur de 30 milliards d’euros, (sur un total de 120 milliards), complétant ainsi les privatisations et les nouveaux prêts d’urgence du Fonds monétaire international et de l’Union européenne.

La BCE continue quant à elle de privilégier la solution du « roll over », où les banques centrales prennent possession de nouveaux titres de dette se substituant aux obligations arrivées à échéance.

L’aide accordée à Athènes sera à l’agenda des ministres des Finances européens qui se retrouvent ce soir à Bruxelles, avant que les décisions ne soient finalisées le 20 juin.

Retrouvez le déroulé de la crise de Grèce et de la zone euro ci-dessous