La "révolution verte" européenne démarre du mauvais pied

L’économie verte tellement vantée promet un nouveau flux d’emplois dans un contexte de chômage de plus en plus élevé, mais les entreprises européennes sont-elles prêtes à capitaliser sur ce potentiel ? Le réseau médiatique EURACTIV regarde quels pays sont les mieux placés pour bénéficier de la révolution verte et examine les barrières auxquelles font face les plus petites entreprises.  

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L’économie verte tellement vantée promet un nouveau flux d’emplois dans un contexte de chômage de plus en plus élevé, mais les entreprises européennes sont-elles prêtes à capitaliser sur ce potentiel ? Le réseau médiatique EURACTIV regarde quels pays sont les mieux placés pour bénéficier de la révolution verte et examine les barrières auxquelles font face les plus petites entreprises.

 

La création d’emplois étant en haut de l’agenda politique en Europe, une grande attention est accordée à la question de savoir si les industries vertes peuvent remplacer une partie de l’emploi dans les secteurs de la fabrication et de la construction, qui ont subit une diminution dans le sillage de la crise économique.

La difficulté pour les décisionnaires politiques à Bruxelles réside dans le fait que la signification du terme « entreprises vertes » n’est pas la même pour tout le monde. En effet, certains pays ont embrassé l’idée plus rapidement que d’autres.

L’International Labour Organisation (ILO – organisation internationale du travail) dit que le nombre d’emplois qui peuvent être considérés comme faisant partie de l’économie verte dépend de la définition même du travail. Le travail des architectes et des plombiers a évolué pour incorporer une vision plus écologique, mais alors que ces emplois peuvent être qualifiés de "verts", ils ne sont pas nouveaux.

Le scepticisme demeure concernant les secteurs pauvres en carbone – qui tendent à exiger des investissements considérables du secteur public – afin de savoir si ceux-ci peuvent créer rapidement le genre d’emplois intensifs nécessaires à endiguer le chômage à travers l’Europe.

Les grandes entreprises et les PME peuvent-elles être toutes deux gagnantes ?

La question de savoir si les grandes corporations ou les petites PME seront les réelles gagnantes de l’économie verte demeure ouverte. Un certain nombre de grandes entreprises ont utilisé leur taille pour travailler avec les autorités locales sur des projets importants tels que le "rajeunissement" des bureaux et logements qui sont la propriété de l’Etat.

Toutefois, les grandes entreprises considèrent souvent les PME comme une source de solutions précises à des problèmes technologiques spécifiques. Comme d’habitude, ce genre d’innovation demande des financements – un problème qui continue d’entacher les petites entreprises.

Le rôle des gouvernements pour mener à bien les innovations vertes à travers les passations de marchés publics est prêt à être mis en avant lorsque l’exécutif de l’UE publiera le Single Market Act le mois prochain et sera également compris dans la stratégie sur l’innovation à venir.

Le problème pour les entreprises qui espèrent recevoir un soutien public réside dans la contradiction entre les promesses des politiciens de soutenir les entreprises vertes et le besoin concurrent d’austérité fiscale. Les groupes d’entreprises craignent que tandis que la Chine et la Corée du Sud investissent des milliards dans l’industrie pauvre en carbone, les gouvernements européens soient forcés à geler – ou réduire – leurs dépenses pour le secteur public.