La Slovaquie et l’Ukraine développent ensemble un nouveau système d’artillerie

Konštrukta-Defence, l’entreprise d’armement slovaque, et son homologue ukrainienne KZVV vont travailler ensemble pour développer de nouveaux obus, dont l'Ukraine a désespérement besoin.

EURACTIV Slovaquie
Bratislava
La société ukrainienne KZVV souhaite disposer d’un prototype fonctionnel de canons motorisés sur mesure dans les 12 mois, rapporte le quotidien slovaque Denník N.

Konštrukta-Defence, l’entreprise d’armement slovaque, et son homologue ukrainienne KZVV vont travailler ensemble pour développer de nouveaux obus, dont l’Ukraine a désespérément besoin.

La société ukrainienne KZVV souhaite disposer d’un prototype fonctionnel de canons motorisés sur mesure dans les 12 mois, rapporte le quotidien slovaque Denník N.

« Le projet commun de production d’obus nous apporterait du travail pour les années à venir. Il nous rapporterait des revenus provenant de la vente de licences et d’autres avantages », a déclaré le PDG de Konštrukta-Defence, Alexander Gurský, anticipant des commandes pour des dizaines de systèmes d’artillerie. Jusqu’à présent, la production slovaque d’obus plafonne à 14 systèmes par an.

L’Ukraine a acheté 24 systèmes d’obus slovaques baptisés Zuzana — un achat financé par le Danemark, la Norvège et l’Allemagne. L’avantage du système slovaque réside dans sa protection unique de l’équipage. La version personnalisée reposerait sur un prototype différent, baptisé Eva, dont la construction plus légère lui permettrait de se déplacer sur un terrain boueux, de franchir des ponts et de mieux prendre place à bord d’un avion.

Parmi les adaptations demandées par l’Ukraine figure la possibilité de tirer des munitions moins performantes, car les troupes doivent souvent utiliser des munitions plus anciennes. L’avantage concurrentiel du fabricant slovaque tient du fait qu’il assure l’entretien et les réparations sur le territoire ukrainien. De leur côté, les entreprises françaises, polonaises ou allemandes se chargent du transport vers le territoire de l’OTAN.

Toutefois, les élections anticipées de septembre en Slovaquie pourraient compromettre ces projets.

Le parti Smer, en tête des sondages, se présente avec un programme anti-ukrainien et promet de mettre fin au soutien militaire, voire aux partenariats commerciaux.