L’Allemagne renouvelle sa demande de statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU
L’Allemagne va demander à devenir un membre permanent du principal organe exécutif des Nations unies : le Conseil de sécurité. C’est ce qu’a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz mercredi (21 septembre).
L’Allemagne va demander à devenir un membre permanent du principal organe exécutif des Nations unies : le Conseil de sécurité. C’est ce qu’a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz mercredi (21 septembre).
Lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU mercredi, M. Scholz a souligné qu’il serait nécessaire d’adapter les institutions multilatérales aux réalités du 21e siècle. Selon lui, cela implique également d’accorder à l’Allemagne un siège permanent au Conseil de sécurité de l’organisation.
« Depuis des années, l’Allemagne s’engage en faveur de sa réforme et de son élargissement, notamment aux pays du Sud. L’Allemagne est également prête à prendre de plus grandes responsabilités », a déclaré M. Scholz.
Avec sa volonté d’élargir et de réformer le Conseil de sécurité, le chancelier allemand observe une position déjà suivie par le gouvernement allemand précédent. En effet, en 2020 déjà, son prédécesseur, la conservatrice Angela Merkel, affirmait que l’ONU devait être réformée.
À l’époque, la chancelière avait proposé d’élargir le Conseil de sécurité à de nouveaux membres, comme l’Allemagne et certains pays émergents d’Asie et d’Afrique, et d’abolir le système de veto qui nuit à l’efficacité de l’organe.
M. Scholz a récemment fait pression pour resserrer les liens avec des pays démocratiques non occidentaux tels que l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. Lors de son discours à l’Assemblée générale, M. Scholz a une fois de plus souligné l’importance de ces pays pour le maintien d’un ordre international fondé sur des règles.
« Pour moi, il est absolument évident que les pays et régions émergents et dynamiques d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud doivent avoir une plus grande influence politique sur la scène mondiale », a déclaré M. Scholz.
La composition du Conseil de sécurité des Nations unies reflète largement les réalités géopolitiques de l’après-guerre, puisque des pays comme la France et le Royaume-Uni y occupent toujours des sièges permanents.