L'Autriche appelle de ses vœux à une intégration rapide des Balkans occidentaux dans l'UE
L’UE devrait accélérer l’intégration des États des Balkans occidentaux afin de s’assurer que d’autres puissances ne puissent pas exercer une influence sur le voisinage immédiat de l’UE, a déclaré la ministre de l’Intégration Susanne Raab jeudi à Berlin.
L’UE devrait accélérer l’intégration des États des Balkans occidentaux afin de s’assurer que d’autres puissances ne puissent pas exercer une influence sur le voisinage immédiat de l’UE, a déclaré la ministre de l’Intégration Susanne Raab jeudi (3 novembre) à Berlin.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a accueilli jeudi le Processus de Berlin, un format initialement lancé par Angela Merkel en 2014. Il réunissait l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, la Macédoine du Nord et le Monténégro avec la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil, Charles Michel, étaient également présents.
« La guerre d’agression russe contre l’Ukraine nous a clairement fait comprendre que l’UE devait enfin se mettre au travail pour intégrer les six États des Balkans occidentaux », a déclaré Mme Raab en marge du sommet de Berlin.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser d’autres puissances exercer une influence dans notre voisinage immédiat », a-t-elle ajouté.
La ministre autrichienne, qui a remplacé le ministre des Affaires étrangères atteint de la Covid-19, estime que l’intégration européenne est l’instrument géopolitique le plus puissant dont dispose l’UE. « Chaque État en Europe devrait l’avoir compris au plus tard maintenant », a-t-elle souligné, comme le rapporte APA.
L’Autriche, pays historiquement et géographiquement proche de la région, porte depuis longtemps un intérêt marqué à sa stabilité. En ce qui concerne Sarajevo, l’Autriche a fait part de son soutien aux lignes de tramway par le biais de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
Berlin s’est engagé à verser 1 million d’euros au programme de relance écologique dans les Balkans occidentaux, 1 million d’euros pour soutenir l’action climatique au Kosovo et 5,3 millions d’euros pour des investissements verts.