L’Autriche enregistre la plus forte hausse de demandes d’asile dans l’UE
Les demandes d’asile ont triplé en Autriche l’année dernière, ce qui en fait l’État membre de l’UE avec la plus forte augmentation des demandes dans toute l’Union, selon un rapport de la Commission européenne.
Les demandes d’asile ont triplé en Autriche l’année dernière, ce qui en fait l’État membre de l’UE avec la plus forte augmentation des demandes dans toute l’Union, selon un rapport de la Commission européenne divulgué par le média Die Welt.
Dans l’Union européenne, 923 991 personnes ont introduit une demande d’asile en 2022, pratiquement le double de la moyenne pour l’année précédente. La plupart des demandeurs sont originaires de Syrie, d’Afghanistan, de Turquie, du Venezuela et de Colombie.
L’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Autriche sont les principales destinations des demandeurs d’asile, tandis que la Hongrie, avec seulement 46 demandes, est l’État membre qui en a enregistré le moins.
L’Autriche, qui n’a cessé de mettre en garde contre une recrudescence de l’immigration clandestine, a opposé son veto à l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen, craignant que ces deux pays ne soient pas en mesure d’effectuer des contrôles frontaliers suffisants pour mettre un terme à l’immigration légale.
Ce lundi (23 janvier), le chancelier autrichien Karl Nehammer se rendra à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie pour faire le point sur la situation. Avant son déplacement, M. Nehammer a appelé la Commission européenne à agir et à renforcer la frontière européenne.
Il a souligné son « soutien total à la Bulgarie et à la Roumanie » et a exigé « des actions concrètes de la part de la Commission européenne pour renforcer la gestion des frontières extérieures ».
« La Bulgarie doit pouvoir mettre en place un dispositif de surveillance des frontières aussi robuste que celui de la Grèce. Les fonds nécessaires provenant du budget de l’UE doivent être mis à disposition à cet effet », a déclaré M. Nehammer samedi dans un communiqué.
Outre les demandeurs d’asile, environ cinq millions d’Ukrainiens ont demandé la « protection temporaire », qui leur permet d’obtenir un permis de séjour immédiat et le droit de travailler dans l’UE.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]