L'Autriche veut prolonger les contrôles aux frontières avec la Hongrie et la Slovénie
Le ministre de l’Intérieur Gerhard Karner souhaite demander à la Commission européenne de prolonger de six mois les contrôles aux frontières avec la Hongrie et la Slovénie, a déclaré le ministre mardi.
Le ministre de l’Intérieur Gerhard Karner souhaite demander à la Commission européenne de prolonger de six mois les contrôles aux frontières avec la Hongrie et la Slovénie, a déclaré le ministre mardi.
M. Karner a expliqué à Ö1 mardi (11 avril) qu’il serait « nécessaire de continuer à freiner l’asile de manière cohérente et d’empêcher les abus en la matière », selon APA.
Les contrôles frontaliers actuels, qui durent jusqu’au 11 mai, ont contribué à la diminution des demandes d’asile reçues chaque mois, selon le ministre, qui a indiqué que les chiffres étaient passés de 12 000 en novembre à 2 600 en février.
L’approbation de la Commission, qui est nécessaire dans le cas où les États membres souhaitent prolonger les contrôles frontaliers six mois après les avoir déjà prolongés pour cette période — ce que l’Autriche a déjà fait — est requise afin d’assurer la « sécurité de la population autrichienne » tant que la frontière extérieure de l’UE n’est pas protégée, a ajouté le ministre.
L’Autriche devait réagir « à temps » à l’augmentation significative de la pression migratoire en Slovénie et en Italie au cours des derniers mois, car la situation que l’Autriche a connue l’année dernière devait être évitée « à tout prix », a affirmé M. Karner, ajoutant que la « pression sur la mafia des trafiquants » devait être accrue.
Alors qu’environ 80 trafiquants ont été arrêtés cette année, le nombre de demandes d’asile en Autriche a triplé l’année dernière par rapport à l’année précédente, pour atteindre 108 490 demandes, ce qui fait de l’Autriche le pays de l’UE qui a connu la plus forte augmentation.
L’Autriche a été l’un des principaux moteurs de l’UE à s’exprimer en faveur d’une attitude plus ferme en matière d’immigration, avec son veto en décembre contre l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen sans visa et son appel à une protection plus stricte des frontières, lors d’une réunion des ministres de I’Intérieur de l’UE à Stockholm.
M. Karner s’est également rendu à la frontière turco-bulgare avec le chancelier Karl Nehammer en janvier, où ce dernier a vivement critiqué Bruxelles pour son refus d’aider la Bulgarie à protéger sa frontière avec un financement de 2 milliards d’euros.