Le gouvernement français fait face à une vague de critiques sur le calendrier électoral de 2027
L'organisation d'une élection présidentielle pendant la période des fêtes, notamment le 1er mai, suscite la controverse
La France a fixé la date des deux tours de l’élection présidentielle de 2027 aux 18 avril et 2 mai, a confirmé mercredi le gouvernement, un calendrier qui a suscité des critiques de la part des responsables de l’opposition concernant la date du second tour.
Le second tour aura lieu le lendemain des manifestations annuelles du 1er mai, traditionnellement marquées par des défilés syndicaux dans tout le pays. Cela signifie que le 1er mai tombera également pendant la période de silence électoral obligatoire, durant laquelle les responsables politiques et les médias n’ont pas le droit de faire campagne dans les dernières heures précédant le scrutin.
Bruno Retailleau, chef du parti conservateur Les Républicains (LR), a qualifié ce choix de « pas neutre » sur la radio française Europe 1, arguant que les messages politiques issus des rassemblements du 1er mai pourraient influencer les électeurs à la veille du scrutin décisif. Il a accusé le gouvernement d’avoir adopté un calendrier qui favoriserait la gauche, une allégation que le gouvernement a rejetée.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré mercredi que ces dates sont dictées par des contraintes constitutionnelles et ont été choisies après consultation des partis politiques. Le mandat présidentiel de Macron prend fin le 14 mai et la Constitution exige que l’élection se tienne entre 20 et 35 jours avant cette date butoir.
« J’entends que ça ne convienne jamais parfaitement, mais il va y avoir des mois de campagne et les candidats pourront exposer leurs programmes », a déclaré Bregeon lors d’une conférence de presse, ajoutant que la France est capable de gérer les manifestations du 1er mai avant et après une élection présidentielle.
Les deux tours se dérouleront également pendant les vacances scolaires de printemps, période durant laquelle certains électeurs pourraient être absents de leur domicile. Même si beaucoup devraient voter par procuration, ce calendrier pourrait peser sur le taux de participation, un facteur potentiellement important dans ce qui s’annonce comme un premier tour très disputé, où des variations relativement faibles de la participation pourraient influencer le choix des candidats qualifiés pour le second tour.
(bw)