Le "grand O" des commissaires démarre sur Twitter

Les auditions de commissaires démarrent lundi 28 septembre. De nombreux eurodéputés ont recours aux médias sociaux pour impliquer les électeurs dans cet épisode de la politique européenne jusque là discret.

EURACTIV.com
Les législateurs utilisent de plus en plus les médias sociaux [Kris Olin/flickr]
Les législateurs utilisent de plus en plus les médias sociaux [Kris Olin/flickr]

Les auditions de commissaires démarrent lundi 28 septembre. De nombreux eurodéputés ont recours aux médias sociaux pour impliquer les électeurs dans cet épisode de la politique européenne jusque là discret.

La semaine s’annonce décisive pour le futur collège de commissaires, qui sera sur le gril parlementaire à partir du 29 septembre. À cette occasion, les réseaux sociaux font leur entrée au Parlement européen. Les eurodéputés libéraux sont les premiers à s’en être saisis. Le président de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE), Guy Verhofstadt, a lancé la campagne « #AskTeamJuncker » sur le réseau social Twitter le 25 septembre. Sept autres eurodéputés libéraux lui ont emboîté le pas et ont rejoint la campagne. Leur nombre n’a de cesse de croître depuis lors. 

Ils demandent aux internautes d’exprimer leurs préoccupations. Cependant, toutes les questions collectées ne seront pas soumises lors des auditions. Les eurodéputés feront une sélection des thèmes les plus récurrents. Jusqu’à maintenant, les internautes qui se sont manifestés ont abordé en premier lieu les questions liées au climat, aux politiques énergétiques, au chômage chez les jeunes ou encore à la transparence dans le processus décisionnel des institutions européennes.

Twitter n’est pas le seul réseau social utilisé par les eurodéputés. Julia Reda, une eurodéputée allemande du Parti pirate, a lancé un site Internet intitulé « What would you ask? (Que demanderiez-vous ?) ». Sur la page principale du site Internet, elle s’adresse à ses électeurs : « si vous en aviez la possibilité, que demanderiez-vous aux commissaires responsables des politiques relatives à Internet ? ».

L’eurodéputée allemande a reçu plus d’une douzaine de questions sur son site Internet. En plus de pouvoir soumettre des questions, les internautes peuvent aussi voter pour celles qui leur semblent les plus pertinentes. 

Le service presse du Parlement se met au web 2.0

En parallèle, le service de presse du Parlement européen a annoncé le 25 septembre qu’il ne communiquera plus les résultats des auditions par le biais de la presse écrite. À la place, l’intégralité de la communication parlementaire se fera exclusivement par les réseaux sociaux.

Lors des auditions, le Parlement européen compte exploiter Twitter pour faire des mises à jour régulières et en direct. Le service de presse utilisera aussi Storify, qui comprendra une série de déclarations, de brèves et d’articles, une fois les auditions terminées.

La décision du Parlement européen d’utiliser les réseaux sociaux remonte à 2010. À l’époque une formation avait été donnée aux eurodéputés pour les encourager à tirer profit du web 2. 0 afin de communiquer et interagir avec les citoyens européens.